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Sommaire du n° 11 jul - sep 1969

 



Les enquêtes du Béréen (2)

F. Droz

Lorsque l'homme se promène aujourd'hui au bord d'une rivière, d'un ruisseau, il est frappé de voir cette eau polluée. Il doit souvent remonter jusqu'à la source pour y trouver une eau claire, jaillissant de la terre ou du rocher.
Il en est de même des paroles tirées de la Bible qu'on lit actuellement dans la rue, les journaux ou les chansons. Ces paroles sont devenues, elles aussi, polluées par le contact de la terre et de ses habitants. Dans notre enquête de ce jour, nous allons donc remonter à la source, là où les Paroles de Dieu n'ont pas encore été mélangées au levain de notre terre.
Croquer la pomme. S'il est une expression que l'on entend souvent, c'est bien celle-là. Par ces trois mots, on veut rappeler la désobéissance de nos premiers parents qui, dans le paradis terrestre, n'ont pas su résister à l'attrait du fruit défendu, offert par le serpent (Gen. chap. 3). Ces trois mots sont jolis, cette expression est très poétique, et pourtant, derrière cet euphémisme d'apparence si inoffensive, se cache le drame le plus horrible de l'humanité, drame qui nous touche tous.

Nous ne nous arrêterons pas aux premières conséquences de cette désobéissance. Nous nous bornerons à les rappeler:
a) malédiction pour le serpent (Gen. 3, 14.15)
b) punition pour la femme (Gen. 3, 16)
c) punition pour l'homme (Gen. 3, 22-24)
d) le couple est chassé du jardin d'Eden (Gen. 3, 24)
e) des chérubins gardent l'arbre de vie (Gen. 3, 24), afin que nos premiers parents, placés maintenant en état de péché, ne prennent pas de son fruit et se trouvent ainsi éternellement sous cette condamnation.
Il n'est peut-être pas superflu de rappeler que «le salaire du péché, c'est la mort) (Rom. 6, 23 et Gen. 2, 17 mentionné ici en d'autres termes, mais dont l'effet sera le même).
Voilà les premières conséquences de cette désobéissance que l'on ne peut comprendre que par la puissante force de séduction du seul fruit défendu, offert par le rusé serpent.
Revenons au fait. La femme le répète: « ...Dieu a dit: vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point de peur que vous ne mouriez». (Gen. 3, 3). Une première constatation s'impose: la femme désobéit tout en connaissant l'interdit et la menace. Adam ne fit pas mieux: «II en mangea». (Gen. 3, 16). Ils sont donc inexcusables, même s'ils voulaient par cet acte montrer leur liberté totale! Rappelons en passant que toutes les philosophies du monde, si puissantes, si convaincantes, si séduisantes soient-elles, n'empêcheront pas la mise à exécution des plans divins. Ce que Dieu a dit doit être pris très au sérieux, car il l'accomplira.
Eclairé par le Saint-Esprit, l'apôtre Paul nous donne son point de vue au sujet du fait qui retient notre attention. Voici ce qu'il dit:
Rom. 5, 12 ...par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort. ..
             15 ...si par la faute d'un seul, plusieurs sont morts. ..
             16 ...par un seul homme qui a péché. ..car le jugement vient d'un seul en... condamnation ...
             17 ...si par la faute d'un seul, la mort a régné. ..
             18 ...comme par une seule faute, les conséquences de cette faute furent envers tous les hommes en condamnation ...
             19 ...comme par la désobéissance d'un seul homme, plu- sieurs ont été constitués pécheurs. ..
I Cor. 15, 22. ..car comme en Adam tous meurent. ..
Voilà de quelle lumière l'apôtre éclaire cette première désobéissance.

«Croquer la pomme!»
Derrière cette poétique expression se trouve la source de notre condamnation. Ces trois petits mots ne cachent-ils pas la plus horrible des réalités? Ne contiennent-ils pas le plus funeste drame de toute notre humanité?
Pourtant, un espoir subsiste. Dieu dans sa grâce nous a donné le moyen d'échapper à ce destin. Le message de l'apôtre est clair:
Parlant d'Adam, il nous montre comment le péché est entré dans notre monde, et avec le péché, la mort.
Parlant du Christ, il nous montre comment échapper à une condamnation pourtant justifiée.
C'est dans ce même chapitre 5 de l'épître aux Romains que Paul nous montre notre condamnation (que nous avons vue plus haut) et notre salut:
Rom. 5, 15 ...la grâce de Dieu et le don ont abondé envers plusieurs, par la grâce qui est d'un seul homme, Jésus-Christ.
             17 ...ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice, régneront en vie par un seul, Jésus-Christ.
             19 ...par l'obéissance d'un seul, plusieurs seront constitués justes.
             21 ...afin que la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.
Par la désobéissance de nos premiers parents, nous sommes placés sous la condamnation divine; par l'obéissance du Christ, cette condamnation fait place à la grâce, à la vie éternelle. Si en Adam nous sommes tous pécheurs, en Christ nous sommes sauvés pour l'éternité. Mais attention, une chose nous est demandée: Rom. 5, 8 « ...si du moins nous sommes morts avec Christ.» Cette mort commence par la repentance - un mot que l'on cherche à bannir de plus en plus de notre vocabulaire du 20ème siècle - et qui faisait partie de notre première enquête.
En conclusion, nous dirons qu'aux yeux de Dieu, il y a deux sortes d'hommes:
a) les pécheurs perdus
b) les pécheurs sauvés.
Saisissons donc par la foi les promesses de Dieu. Et rappelons-nous que si ses promesses sont véritables, ses menaces le sont tout autant. De la décision que nous prendrons ici-bas dépendra notre vie éternelle.



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