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Sommaire du n° 145 jul - sep 2003

 



Dossier

NO FUTURE ?

Henri LÜSCHER

"Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide" (Héb 6.19)

Il y a peu de temps, lors de manifestations de jeunes, des pancartes portaient cette inscription : "No Future" (pas d'avenir"). Un bel héritage de notre société matérialiste. Saviez-vous que la Suisse présente un des taux de suicides parmi les jeunes les plus élevés de la planète ? Pourtant, c'est aussi l’un des pays les plus riches. Mais l'argent ne fait pas le bonheur : téléphone portable, sports et loisirs divers, disco, tout est là pour une vie "cool". La jeunesse a envie de s'éclater, mais elle a perdu le sens de la vie. Pourquoi ? La négation de Dieu dans tous les domaines et, en conséquence, la désintégration de la famille, de l'école, et des valeurs éthiques chrétienne. Parce que Dieu est absent de la vie, le désespoir est devenu l’une des caractéristiques de cette société postmoderne. Pourtant, l'espérance authentique est une réalité pour quiconque a rencontré personnellement Jésus-Christ et pour qui la Bible est devenu un repère solide pour l'avenir.

1. Au coeur de l'espérance: les promesses de Dieu

Selon la définition du Petit Robert, l’espérance est un "sentiment qui fait entrevoir comme probable la réalisation de ce qu'on désire". Mais dans les Ecritures, c'est bien plus que cela. C'est la foi en la Parole de Dieu : cette dernière nous parle de l'espérance comme d'une certitude, celle d'un avenir brillant et glorieux pour le croyant. Tout se réalisera en Christ, car "toutes les promesses de Dieu sont ce oui en lui. C'est donc aussi par lui que nous disons à Dieu l'amen pour sa gloire" (2 Cor 1.20). La fidélité de Dieu est garante de la réalisation de toutes ses promesses. Contrairement aux vaines promesses de ce monde, synonymes d'illusion et de désespoir, celles de Dieu sont l'objet de notre espérance.

2. Trois raisons d'espérer

- La création tout entière aspire à une libération de ses douleurs. Elle souffre, comme nous aussi nous souffrons, à cause de cette soumission à la vanité suite au péché de nos premiers parents. La promesse de Dieu nous remplit pourtant d'espérance d’un avenir glorieux avec Christ.
« La création a été soumise à la vanité - avec une espérance: cette même création sera libérée de la servitude de la corruption pour avoir part à la libération des enfants de Dieu. Or, nous savons que jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. Bien plus, nous avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps. Car c'est en espérance que nous avons été sauvés… » (Rom 8.20-25).
- L'espérance est le moteur qui nous permet de persévérer jusqu'au bout, Dieu ayant formellement promis dans sa Parole des choses glorieuses au delà de cette vie.
- L'espérance, c'est "Christ en nous", celui qui nous console, nous fortifie, nous restaure et implante en nous cette vision glorieuse de l'avenir avec lui:

" Le mystère caché de tout temps, et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c'est-à-dire CHRIST EN VOUS, L'ESPERANCE DE LA GLOIRE. C'est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse" (Col. 1.26-28).

Ce texte est la clé de la compréhension du mystère de la souffrance. Si nous mettons notre confiance en Christ, nous vivons dans une réalité spirituelle nouvelle: Christ est l'espérance de la gloire, car en lui aura lieu le dénouement final. Il est notre espérance pour la vie présente ("Christ est ma vie", Phil 1.20-21) et pour l'avenir ("Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ", 1 Thes 5.9).

3. Qu'espérer?

a) L'assurance du salut

Rappelons-nous que "tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Rom 3.23). Cette réalité n'est que trop visible, même si nos contemporains refusent bien souvent de l'admettre. Mais Christ est venu pour accomplir la libération du péché et de la mort par son œuvre rédemptrice à la Croix. Cette œuvre de grâce est suffisante pour tous les hommes, et devient effective pour ceux qui se sont repentis de leurs péchés et ont mis leur confiance en lui. Ils bénéficient alors de la vie et du salut éternel.

" Comme le péché a régné avec la mort, ainsi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ, notre Seigneur" (Rom 5.21).

Christ a donc effacé totalement nos fautes par son sacrifice. La justice de Dieu a été satisfaite, et la grâce règne sur la base de la justice de Dieu. Nous avons reçu la vie éternelle par Jésus-Christ (1 Jean 5.11-13).

" De même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes" (Rom 5.18)

Dieu a aussi pourvu à notre sécurité éternelle. La certitude du salut s'identifie en plus à notre sécurité éternelle en Christ.

" Je leur donne la vie éternelle; elles (les brebis du Seigneur) ne périront jamais, et personne ne peut les ravir de ma main. Mon Père qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les arracher de la main du Père. Moi et mon Père nous sommes un" (Jean 10.28-30).

Ce salut éternel est notre espérance, et nous procure joie et force pour traverser toute épreuve avec cette espérance profondément ancrée dans nos cœurs :

" Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui vous est réservé dans les cieux, à vous qui êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. Vous en tressaillez d'allégresse…" (1 Pi 1.3-9).

b) la résurrection

Le salut éternel touche toute la personne, corps, âme et esprit: "Que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé sans reproche à l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera" (1 Thes 5.23-24). L'âme va auprès du Seigneur à la mort. Le chrétien qui meurt est "absent de corps, et présent auprès du Seigneur" (2 Cor 5.8). La résurrection touche nos corps physiques.

Cette certitude a comme base la résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

- La résurrection corporelle de Jésus-Christ est un fait historique prêché par les apôtres.

Pierre, à Pentecôte, fonde sa prédication sur la mort et la résurrection de Christ :

« Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il soit retenu par elle » (Act 2.24).

Paul, de même, prêche aux Athéniens la résurrection de Christ :

" Dieu…a fixé un jour où il va juger le monde selon la justice par un homme qu'il a désigné, et il en a donné une preuve digne de foi en le ressuscitant d'entre les morts" (Act 17.30-31).

- La résurrection corporelle est clairement établie et défendue par Paul dans 1 Cor 15 :
- La résurrection de Christ (v. 1 -12)
- La résurrection des croyants (13-29)
- Notre combat de la foi à cause de la résurrection (30-34)
- La doctrine de la résurrection (v 35 - 58)
- La résurrection des morts est annoncée par Paul (Act 23.6). Il en parle dans son discours au Sanhédrin (Act 24.15), il en parle au gouverneur Félix (Act. 24.21), il la défend devant Agrippa (Act. 26.6-8).
- La résurrection des justes concerne tous les croyants de tous les temps. Maintenant, nous soupirons tous dans nos corps de faiblesse, limités par des épreuves, des souffrances. Mais nous attendons l'adoption, la délivrance de nos corps selon Rom 8.23.
- Cette résurrection aura lieu au retour de Christ quand, en un clin d'œil, les morts en Christ ressusciteront, et nous, les vivants, nous serons enlevés dans le ciel, nos corps étant immédiatement transmués en corps de gloire (1 Thes 4.13.18) :

" Notre citoyenneté est dans les cieux; de là nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux par le pouvoir efficace qu'il a de s'assujettir toutes choses" (Phil 3. 20-21).

Ce sera un jour merveilleux ! Toutes nos faiblesses, nos souffrances, nos épreuves auront une fin définitive et feront place à une joie indicible, un grandissime triomphe, un bonheur sans fin auprès du Seigneur Jésus-Christ. Nous le contemplerons alors éternellement avec nos corps glorifiés. Et l'Eglise célèbrera l'amour de son Bien-Aimé d'un concert sans aucune fausse note. Ce sera notre entrée dans la gloire, en la présence de l'Agneau de Dieu.

c) Le retour de Christ

Des centaines de textes dans l'A.T. et le N.T. nous parlent du retour de Christ sous divers aspects. Il est au centre de l'eschatologie biblique. Christ revient. Il est "l'espérance d'Israël" (Act 28.20) et celle de l'Eglise (Col 1.2).

Il est venu une première fois pour accomplir l'œuvre rédemptrice à la Croix. Il reviendra pour accomplir les desseins de Dieu à l'égard de tous les siens et du monde. Ce sera le dénouement final pour son Eglise, pour Israël, pour les nations.

La glorification de l'Eglise, la repentance et la conversion d'Israël, sa bénédiction s’étendant aux nations, le jugement des nations et l'établissement de la justice et de la paix milléniales, tels sont les desseins du Dieu souverain et tout-puissant.
Cette venue est précédée de signes dont les textes suivants nous parlent : Mat 24.1-14 ; Marc 13. 1-13 ; Luc 21.1-11 (12-24 le présent, et 25-36 la grande Tribulation et le retour); 2 Thess 2.7-12 ; 2 Tim 3.1-9.

Ce sont :
- des faits physiques et tangibles (catastrophes naturelles, guerres, famines),
- des faits spirituels et moraux (l’Evangile annoncé dans le monde entier, angoisse et peur des hommes face à l’avenir, séductions et apostasie, persécutions et haines).

Nous devons veiller (Mat 24.42), car nous ne savons pas quel jour notre Seigneur viendra. Nous devons nous tenir prêts car le Fils de l’homme viendra à l’heure où nous n’y penserons pas (Marc 13.35-37).

Jésus revient! Soyons prêts!

" Quand tous ces différents signes vont commencer à se manifester, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance (rédemption) approche" (Luc 21.28).

Le but de cette attente est notre sanctification. Nous devons être "dignes de son appel" dans la marche quotidienne.

" Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblable à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque a cette espérance, se purifie lui-même comme lui est pur" (1 Jean 3.2-3).

Cette espérance est certaine :

" Cette espérance, nous l'avons comme une ancre solide et ferme, pour notre âme; elle pénètre au-delà du voile" (Héb 6.19).

Elle produit joie et hardiesse (1 Pi 1.6-9)

"Ayant donc une telle espérance, nous usons d'une grande liberté" (hardiesse) (2 Cor 3.12);
" C'est à lui que nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu" (Rom 5.2).

Enfin, l'espérance est liée à la récompense pour tous ceux qui auront œuvré pour lui :

" Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas en vain dans le Seigneur" (1 Cor 15.58).

4. Une espérance à vivre

La vertu de l’espérance aide concrètement l’Eglise à s'attacher au Seigneur et à marcher avec patience vers la demeure céleste. Cette espérance concerne les cieux, l'au-delà, le futur, la réalité spirituelle lors du retour de Christ.

" Nous rendons grâce au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ à cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux" (Col 1.3-4).

L'espérance va de pair avec la patience. Les Thessaloniciens la poursuivaient sans se lasser. Ainsi, Paul parle de leur "patience d'espérance" (1 Thes 1.2-3).

Dans nos dialogues avec nos amis non-croyants, laissons jaillir toute la fraîcheur de notre espérance en Christ. Celle-ci devrait susciter des questions de leur part.

" Soyez toujours prêts à répondre à quiconque vous demande raison de votre espérance en vous" (1 Pi 3.15).

Cette espérance s'identifie d'abord avec une Personne, Christ, garant de tout l'héritage auquel nous aurons part lors de son retour glorieux.

5. La délivrance est proche

Les signes précurseurs sont là. Jésus revient. Sommes-nous prêts? Si nous plions sous le poids des années ou des épreuves, redressons-nous et levons nos têtes. Le secours nous viendra d'en haut. Les promesses du retour fabuleux du Seigneur constituent pour le chrétien de tout âge une force et un optimisme réaliste : « Christ en nous, l'Espérance de la gloire ».

" Quand cela commencera d'arriver, redressez-vous, et levez la tête, parce que votre délivrance est proche" (Luc 21.28).

" Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien" (Phil 4.4-5).

" Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous" (Apoc 22.20-21).

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