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Sommaire du n° 145 jul - sep 2003

 



LE SEIGNEUR JESUS REVIENT

Stefan WALDMANN

Stefan Waldmann est marié, père de deux garçons. Ebéniste et secrétaire comptable de profession, il exerce un ministère de missionnaire-pilote au Zaïre pendant 6 ans, après un temps de formation aux Etats-Unis. De retour en Suisse, il travaille depuis à la Maison de la Bible comme responsable du marketing et de la vente. Orateur convaincant et bouillant, Stefan intervient souvent comme animateur pour des adolescents ou des jeunes lors de camps, de week-ends ou de soirées. Avec quelques autres chrétiens, il projette de fonder une nouvelle église dans le village où il habite, à Penthaz (Canton de Vaud ; Suisse).

Plusieurs passages bibliques dans le Nouveau Testament nous relatent la venue imminente du Seigneur pour les croyants. Chaque occurrence fait penser à un autre aspect de cette rencontre bienheureuse ; en voici quelques-uns :

- L’aspect des enfants rentrant à la maison du Père en Jean 14.1-3
- L’aspect de l’épouse rencontrant l’époux en Mat 25.1-13 et Apoc 19.7-10
- L’aspect du corps revêtant l’incorruptibilité et l’immortalité en 1 Cor 15. 51-58
- L’aspect des pélerins entrant dans le pays promis en Phil 3.20
- L’aspect des disciples ravis par leur Seigneur, les sujets rencontrant leur roi en 1Thes 4.13-17

C’est ce dernier aspect que nous désirons développer quelque peu ci-dessous.

Les disciples enlevés par leur Seigneur ou l’attente des combattants

Le caractère des croyants décrit dans l’épître aux Thessaloniciens est celle de disciples, de sujets d’un roi, maintenant absent de son royaume. Le témoignage de leur conversion radicale ainsi que de leur attente nous est relaté au chapitre 1.9-10.

Nous voyons aussi un témoignage de cette reconnaissance de Christ comme roi en Act 17.6-7. La place à prendre par les sujets du roi est bien décrite en Mat 10.24-25: celle de leur Maître. Lui-même a été rejeté et n’a pas cherché à se faire reconnaître ; son unique désir était de faire la volonté de Celui qui l’avait envoyé et d’accomplir Son œuvre.

1 Thes 2.12 nous invite à marcher d’une manière digne de Dieu, étant appelés à son propre royaume et à sa propre gloire. Néanmoins, nous sommes encore sur la terre pour partager son rejet de la part du monde et accomplir la mission qu’il nous a confiée. Certes, la tâche n’est pas toujours facile, souvent pleine d’embûches et demandant beaucoup d’énergie, de l’abnégation et peu ou pas de reconnaissance.

En tant que sujets du roi, nous sommes considérés comme des représentants du royaume, des combattants non contre le sang et la chair mais contre les dominations, les esprits méchants dans les lieux célestes (Eph 6.12).
1 Thes 4.13-17 parle d’hommes forts, de guerriers, de sujets, de disciples rangés en ordre de bataille pour le dernier combat : ils marchent pour ainsi dire dans le ciel et seront pour toujours avec leur divin roi. Dans ce passage, nous voyons donc la venue du Seigneur pour ceux qui ont combattu avec Lui, partagé son rejet lors de leur vie sur la terre et représenté en tant que sujets et disciples. La mention Seigneur apparaît cinq fois; elle nous indique notre position dans le royaume. Pour appuyer cette idée, on pourrait relever sept caractéristiques dans les versets 16-17 :

1. C’est le Seigneur lui-même qui descend des cieux. Il n’envoie pas un ange ou quelqu’un à sa place. L’événement est si important et les personnes rencontrées ont un tel attrait pour lui, qu’il se déplace lui-même.
2. C’est un cri de commandement, de rassemblement. Ceci nous indique la mise en scène d’une bataille de grande envergure. Le Seigneur rassemblera tous ensemble morts et vivants en un clin d’œil (1Cor 15.52). Une foule innombrable…
3. C’est une voix d’archange ; dans l’Ecriture, l’archange est toujours mentionné en rapport avec un conflit, un combat (Dan 10.11 ; Apoc 12.7) mais qui se termine toujours par une victoire. Ceci nous indique la puissance de Celui qui vient.
4. C’est la trompette de Dieu ; en Nom 10, le son de la trompette invitait entre autres le peuple à se lever pour marcher, aller en guerre. Ici, c’est la dernière trompette (1 Cor 15.52), il n’y a plus d’autre bataille, c’est la dernière avant le repos éternel, la joie éternelle. Pendant notre vie, nous livrons beaucoup de batailles, subissons aussi des défaites, mais celle-ci sera la dernière orchestrée par le Seigneur et remportée d’une manière triomphale. L’ennemi n’aura aucune occasion de nous désarmer !
5. Nous serons enlevés ; c’est le même mot qu’en Jean 10.28 et Apoc 3.10. Il indique un enlèvement rapide, presque furtif. En effet, nous serons enlevés de la terre en un clin d’œil (1 Cor 15.52)
6. A la rencontre du Seigneur ; le mot rencontrer veut dire ici accueillir quelqu’un qu’on aime (Act 28.15 ; Mat 25.6). Ce mot est peu utilisé dans la Bible et indique une rencontre intime entre deux parties qui s’aiment. Le Ps 45.12 exprime le désir profond du Seigneur à l’égard de ceux qui l’ont suivi : Le roi désire ta beauté.
7. Dans les airs ; cette rencontre se produit en dépit de Satan, le « prince de la puissance de l’air » (Eph 2.2) ; c’est contre ses puissances que nous devons combattre momentanément (Eph 6.12) dans notre vie quotidienne. Mais alors, nous rencontrerons le Seigneur là où ce dernier l’aura décidé. Satan n’aura plus d’emprise sur nous. Il sera vaincu et nous pourrons marcher dans le ciel avec une foule de combattants. Quelle heureuse perspective !

Une analogie de l’Ancien Testament

Une analogie peut être faite entre notre situation et celle des hommes forts de David en 1 Chron 11. David est l’image d’un roi rejeté, pas encore reconnu par son peuple, comme le Seigneur. Nous relevons 3 caractéristiques des compagnons de David lors de son accession au royaume :

1. Les hommes forts de David se sont fortifiés afin de l’établir roi (v.10). David a été porté à la royauté par ses amis, par ceux qui l’aimaient. Le roi apprécie d’une manière particulière cette action, alors que la majeure partie du peuple ne le reconnaît pas. Ces hommes forts l’avaient rejoint dans la caverne d’Adullam, car ils étaient dans la détresse, pauvres et criblés de dettes (1 Sam 22). Il n’est pas difficile d’y voir une analogie avec notre situation avant notre conversion. Ces hommes avaient donc du respect pour David et lui étaient soumis en toute chose ; ils étaient engagés pour sa cause. Le Seigneur aussi mérite une telle place dans notre vie.
2. Les hommes forts de David étaient exercés à la guerre (12.8). Ils connaissaient leurs ressources et savaient les utiliser en toute situation. Le combat peut s’avérer difficile, mais nous avons aussi des ressources inépuisables tels que la Parole de Dieu et la prière. Savons-nous les utiliser en toute circonstance ?
3. Les hommes forts ont prêté secours à David (12.21). Ils ont aidé le roi qui était encore dans un terrain miné par son ennemi. Beaucoup de récits nous relatent les difficultés que David et ses hommes ont traversées pendant plusieurs années. Notre roi, le Seigneur, n’a pas besoin de notre aide, mais il apprécie grandement que nous lui prêtions secours, que nous le servions, en mettant à sa disposition tous nos talents, notre énergie, notre vie entière, afin qu’il puisse accomplir sa mission à travers nous (Rom 12.1-2).

Lorsque le long conflit, les nombreuses batailles touchaient à leur fin, les hommes de David ont triomphé avec lui et ils ont été associés à la joie du couronnement du roi (1 Chron 12.38-40). C’est notre espérance bienheureuse, décrite par Paul en 1 Thes 4.18, où il nous invite à nous laisser consoler et encourager par cette perspective. La bataille sera bientôt la dernière, le combat va bientôt faire place à une victoire commune de tous les chrétiens qui marcheront dans le ciel à la rencontre du Seigneur, le roi rejeté, mais acclamé par tous ceux qui l’auront suivi et servi sur la terre.

 

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