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Sommaire du n° 152 avr - jun 2005

 



Histoire de l'Eglise

LE DEBUT DE LA REFORME (8)

Période à partir de 1517

MARTIN LUTHER

Scott McCarty

Introduction

Nous sommes en 1517. Depuis 590 ans, l’Europe suit un chemin rectiligne sur les plans religieux, politique, et économique ; une route plutôt large, mais dont la ligne blanche centrale est la papauté, mesure de toute chose. Il arrive que le chemin zigzague sous l’influence de la scolastique, du féodalisme, de la Renaissance, du nominalisme, ou de l’imprimerie. Néanmoins, la ligne blanche reste figée au centre, envers et contre tout.

A partir de 1517, avec la publication des Quatre-vingt-quinze Thèses de Luther contre les indulgences, l’histoire devient un véritable kaléidoscope de croyances, de transformations, de violences inimaginables auparavant ! Des changements radicaux bouleversent et libèrent l’Europe. Cette histoire naguère unifiée se lézarde, s’émiette pour donner naissance à des histoires très disparates, chacune suivant sa propre impulsion. Cette effervescence compliquant notre narration, nous suivrons chronologiquement plusieurs de ces pistes, et ce jusqu’à leur aboutissement : la formation des dénominations luthérienne, zwinglienne, calviniste, et anglicane.

MARTIN LUTHER (1483-1546)

Martin Luther (1483-1546), Saxon catholique d’origine humble, est élevé dans une discipline stricte ; forcé de gagner sa vie à l’âge de 14 ans en chantant dans les rues (!), il voit cependant son père payer ses études à l’université d’Erfurt en Allemagne. Il brille par l’originalité de ses pensées, par sa maîtrise de la langue allemande, et par des dons naturels de musique et de poésie. Il reçoit le doctorat en philosophie en 1505. Mais contre toute attente, il entre au monastère augustinien : il craint de mourir sans être en règle avec le Dieu sévère de l’Ancien Testament ; il est aussi convaincu de la vanité de la vie, et désire gagner son salut en devenant moine.

Cet adorateur fanatique de Marie suit les règles ascétiques les plus strictes, mendiant du pain, se flagellant pour chasser le péché de sa chair, lisant fidèlement la Bible. Cependant, son âme ne connaît jamais la paix !

Providentiellement, un vieux moine, et Von Staupitz, vicaire-général des monastères augustiniens allemands, lui font remarquer que le pécheur est justifié par la grâce de Dieu et par la foi en Jésus-Christ ; Luther ne comprend rien. Staupitz l’encourage à obtenir son doctorat de théologie à Wittenberg où il devient professeur de théologie ; toujours pas de paix dans son âme ! Par une étude intense de l’Épître aux Romains, Luther (vers 1514) saisit finalement le sens du salut par la grâce : « … je compris enfin que la justice de Dieu, c’est celle par laquelle Dieu, dans sa miséricorde et dans sa grâce, nous justifie par la foi. Aussitôt je me sentis renaître… ». La justification est un acte judiciaire de Dieu par lequel il acquitte le pécheur repentant de sa culpabilité pécheresse et l’habille avec la justice de Christ, à la seule et unique condition qu’il croie en Christ comme seul et unique sauveur. Rédemption ! Paix ! Liberté !

Fait étonnant, Luther ne soupçonne pas encore la contradiction entre son salut reçu par grâce et le salut hérétique promis par Rome : il continue de prier Marie, il ne doute pas de la valeur de l’intercession des saints au Ciel, il croit au sacrifice de la messe. Même 3 ans après sa conversion ! Sans aucune intention de réformer l’Église de Rome, ni de se séparer d’elle, il continue de prêcher le salut par la grâce de Dieu et la foi personnelle en Christ. Cependant Dieu agit et pousse Luther par les circonstances à devenir bientôt réformateur malgré lui.

Léon X (1515), continuant la pratique de Jules II († 1513), autorise l’Archevêque Albrecht de Mainz à vendre des indulgences. Le bénéfice réalisé est censé payer la reconstruction d’une partie de la cathédrale St Pierre à Rome. Johannes Tetzel, prieur dominicain, docteur en philosophie et inquisiteur papal, est chargé de ce trafic : « Dès que l’argent tombe dans le tronc, une âme sort du purgatoire », aurait-il dit ! Et l’on fait la queue ! Tetzel clame haut et fort la valeur de ses ventes d’indulgences : plus d’âmes sortent du purgatoire par ces indulgences que Pierre n’en a sauvé par sa prédication ! Par contre, le nonce papal en Allemagne, Karl von Miltitz, l’a étiqueté comme coupable d’avarice, de malhonnêteté, et d’immoralité sexuelle !

Tetzel porte son commerce à Jüterborg, à quelque distance de Wittenberg. Luther, enragé par la perversion du monnayage des indulgences, se résout à ne pas trahir sa théologie, ni sa conscience. Il écrit ses griefs contre le trafic de Tetzel, puis, ne consultant personne, il affiche le 31 octobre 1517 au soir ses Quatre-vingt-quinze Thèses de condamnation sur la grande porte de la chapelle du château de Wittenberg ! Il invite tout lecteur à une discussion publique sur le sujet, et en informe l’évêque et l’archevêque par lettre. Toute l’université de Wittenberg est déjà gagnée à sa cause, personne ne débat donc avec Luther. Ses amis envoient des copies des Thèses dans toute l’Allemagne, et partout ailleurs en Europe, en quelques semaines. Étonnantes, ces Thèses, qui ne condamnent ni le pape, ni l’Église de Rome, ni les doctrines catholiques, ni même le principe de la vente des indulgences ! Luther censure seulement l’abus extravagant de leur vente. Il ne critique ni le purgatoire, ni ne prêche la justification par la foi. La forme des Thèses est catholique, tandis que l’esprit et le but sont évangéliques, si l’on lit « entre les lignes ». Luther, dans son innocence, ignore les effets futurs de ce pavé lancé dans la mare de Rome ! Néanmoins, les fidèles du pape comprennent immédiatement les conséquences néfastes de ce séisme pour leur système !

A la suite du trouble causé par « le moine allemand », l’Empereur Charles Quint, craignant que dans son Empire ne se produise un schisme entre catholiques et disciples de Luther, convoque la Diète d’Augsbourg en 1518 en vue de faire revenir ce dernier à la « sainte foi » (sic) de Rome. Luther y affirme sa soumission à la seule autorité de la Bible, et décide après la Diète d’aller directement au peuple allemand pour plaider sa cause en écrivant trois œuvres « révolutionnaires » pour l’époque :

1. A la noblesse chrétienne de la nation allemande (août 1520). Ce document de politique révolutionnaire exhorte la noblesse à contrer l’autorité spirituelle de la papauté, qui se considère comme supérieure à l’autorité civile et seule habilitée à interpréter la Bible. La noblesse doit réformer l’Eglise en empêchant le pape de se mêler des affaires civiles allemandes, et elle doit encourager les croyants locaux à choisir leurs propres ministres spirituels.
2. Prélude sur la captivité babylonienne (octobre 1520). Luther attaque de front le système sacramental (les sept sacrements) et le pouvoir absolu des prêtres par lesquels Rome contrôle la vie tout entière des individus, du berceau au tombeau. Il met en évidence trois erreurs de cette captivité : la suppression de la coupe pour les laïcs lors de la cène, la théorie de la transsubstantiation, et le sacrifice de la messe.
3. De la liberté du chrétien (octobre 1520). L’idée centrale est que le chrétien domine sur tout, qu’il n’est assujetti à personne en vertu de la foi, et qu’il est le serviteur de tous par la vertu de l’amour. La prêtrise spirituelle en Christ appartient à chaque chrétien.

Luther en appelle à une réforme nationale allemande. La foudre de Léon X frappe Luther par l’excommunication, effective dès 1521. Par ce geste historique tout ce qui deviendra « protestant » est préalablement condamné pour toujours. Près de sept années ont passé depuis la conversion de Luther vers 1514, durant lesquelles il étudie intensément la Bible, se débarrassant ainsi d’une multitude de fausses doctrines. L’acte papal est finalement une grande bénédiction libératrice pour tous ceux qui placent leur confiance en Christ !

Les amis de Luther, sachant que certaines forces veulent le tuer après la Diète de Worms (1521) où il a tenu tête à Charles Quint, le « kidnappent » pour le protéger. Pendant cet emprisonnement, il traduit le Nouveau Testament du grec en allemand (l’Ancien Testament paraîtra en 1534).

Le monde change vite et radicalement pendant son absence d’un an :

1. Les chevaliers pillent les terres des prélats et des riches bourgeois.
2. Les paysans croient que l’Évangile écarte l’obligation de payer des impôts aux seigneurs et permet, en plus, de prendre les terres par la force. Luther, effrayé de voir que l’Évangile est tordu et que la Réforme risque de disparaître, incite les princes à « tirer dans le tas » pour casser cette révolte ! Près de 100 000 paysans seront tués par leurs coreligionnaires ! La paysannerie d’Allemagne du Sud se sent trahie et retourne dans le giron de Rome !
3. Les princes luthériens s’adjugent les terres de Rome enclavées dans leurs territoires en 1524-25.

Luther est un héros national pour tous ceux qui rompent avec Rome (Luther quant à lui détestait fortement l’instrumentalisation de son nom : « … qu’on taise mon nom… je n’ai été crucifié pour personne… »). Néanmoins, certaines de ses actions, parfois brutales ou mal comprises, lui valent des critiques et lui aliènent d’anciens partisans:

1. La paysannerie, croyant pouvoir compter sur le soutien de Luther pour se libérer du servage, emploie la violence. Luther la condamne et va jusqu’à encourager les nobles et les princes à réprimer le soulèvement. La guerre fait plus de 100,000 victimes ; beaucoup d’Allemands reviennent au catholicisme, d’autres se tournent vers le radicalisme !
2. Les radicaux, à savoir les anabaptistes , qui l’accusent de ne pas aller assez loin dans les réformes.
3. Les humanistes (1525) qui l’accusent d’y aller trop fort !
4. Certains critiquent son mariage « romantique » (le couple a 6 enfants, et Luther est considéré comme un excellent et tendre père), car « une fois moine, toujours moine » !
5. Il gâche l’occasion de joindre ses forces à celles des protestants zwingliens de Zurich (1529). Sur 15 points litigieux, un seul cause la rupture ! Il s’agit de l’interprétation de la sainte Cène (ce point sera examiné ultérieurement).
6. Les Juifs, d’abord remplis d’estime pour ce moine qui les défend dès 1523, tombent de haut. En effet, 20 ans plus tard, leur refus de se convertir à Christ pousse Luther à les haïr comme on stigmatise les hérétiques. Les Juifs ne le lui pardonneront jamais.

Le mouvement initié par Luther (malgré lui), se développe si rapidement qu’il sent la nécessité d’organiser une certaine liturgie pour affermir les nouveaux convertis en Christ. Pour accomplir ce projet, il sera aidé par la décision de la Diète impériale de Spier (1526) : la tête qui règne sur chaque état et dans chaque ville libre peut choisir la religion qui lui convient jusqu’à ce qu’un concile général soit convoqué. Les catholiques et les luthériens pratiquent l’intolérance envers les minorités religieuses de leurs états respectifs. La 2ème Diète de Spier (1529), contrôlée par les catholiques, abroge la décision de 1526 en décrétant que l’Allemagne restera catholique ! Les défenseurs princiers de Luther protestent par écrit auprès de l’Empereur contre cette injustice.

Ainsi le terme « protestant », c.-à-d. schismatique, est né. Or, la connotation négative du terme laisse penser que tous ceux qui se séparent du catholicisme proclament la guerre au pape : l’effet psychologique est malheureux ! L’évangélique n’est pas contre une religion, mais pour Christ ! Le clergé catholique actuel se refuse à l’admettre ; preuve en soit cette réflexion du Cardinal Etchegaray de Lyon ( La Croix du 9 septembre 1983) : « Luther est un chrétien sorti tout droit de l’Évangile. Il a voulu ramener l’Église au seul combat qui fut vraiment le sien : assurer la transparence de la Parole de Dieu à une Église encombrée de bagages excédentaires (sic, erronés plutôt…) », sur quoi il condamne le réformateur d’avoir rejeté « les trésors inaliénables (sic) de l’Église indivisible ». Rome sait donner d’une main ce qu’elle reprend de l’autre…

Charles Quint convoque la Diète d’Augsbourg (1530) pour tenter de réconcilier les partis en conflit. Il désire pacifier l’Allemagne afin de se concentrer plus tard sur l’envahisseur turc (1532). Melanchthon, disciple principal de Luther et théologien brillant, rédige La Confession d’Augsbourg, synthèse de la doctrine luthérienne. Cette Confession (1530) reste, depuis, la charte de référence des Églises luthériennes. Mais Rome exige la soumission totale ! Se sentant menacés, les princes allemands protestants forment la ligue de Smalkalde (1532), composée de 5 États et 11 villes pour se défendre contre l’Empereur. Ce dernier, enragé, décide d’en finir avec les protestants par les armes! Pendant la guerre, intermittente entre 1546 et 1552, les protestants sont aidés par le roi de France Henri II, ce même roi qui extermine pourtant les protestants par milliers dans son pays ! Les protestants allemands et le roi de France vainquent l’Empereur, lequel, découragé, décide d’abdiquer (1556) en faveur de son frère Ferdinand qui fera la paix avec les protestants.

La Paix d’Augsbourg (1555) : chaque prince impose sa religion à son état (les minorités doivent être protégées et peuvent immigrer). Toute autre forme de protestantisme (zwinglienne, calviniste, anabaptiste) y est interdite, et tout ecclésiastique se convertissant au luthéranisme doit rétrocéder ses propriétés à Rome. Ainsi, le luthéranisme devient une religion d’état ; il est exporté en Scandinavie, et une certaine unité catholique de l’Empire est sauvegardée.

Laissons la Réforme luthérienne pour nous pencher sur l’homme Luther. Son caractère, très complexe, sollicite soit une admiration fervente, soit une inimité sans borne ! Ses écrits (personne n’a jamais autant ouvert son cœur et sa vie qu’il ne l’a fait), les opinions de ses amis et les observations de ses contemporains nous lèguent un tableau sympathique de sa vie privée et personnelle : Martin était entier, franc, joyeux, tempéré et simple dans ses habitudes, un mari et un père exemplaire, très hospitalier, content de peu, courageux, sincère, transparent.

Par contre, lors de ses interventions en public pour débattre contre un opposant ou dans sa correspondance privée, il savait user d’un langage satirique, parfois vulgaire (!), plutôt dogmatique, intolérant, violent, appelant un chat un chat, tandis qu’il pouvait employer des propos tendres et chaleureux qui en ont réconforté plus d’un. Sa maîtrise unique de la langue allemande le rendait redoutable pour son adversaire.

Ses dons naturels de poésie et de composition musicale ont favorisé la croissance du protestantisme allemand. Ses qualités alimentaient une vie spirituelle personnelle et profonde : Luther reconnaissait sa dépendance totale de son Maître pour son quotidien et pour son ministère. Pourtant, il était un homme plein de faiblesses, d’inconsistances, voire d’illogismes ! Il les avouait sans nécessairement essayer de les corriger. On peut affirmer que Luther était irrévocablement guidé par une attitude dont il ne s’est jamais départi : sa vie était entièrement dominée par une conscience soumise à la parole de Dieu. Il serait injuste de condamner la totalité de son œuvre à cause de certaines erreurs, injustifiables selon la parole de Dieu.

La tâche de résumer la théologie du Réformateur est compliquée pour trois raisons :

1. Les circonstances de ses écrits (plus de 100 gros volumes !) : il écrit sous la pression d’événements polémiques très variés. Luther n’aura jamais le temps de condenser l’essentiel de ses pensées sous forme dogmatique.
2. Son herméneutique textuelle. Sa théologie trouve son origine dans ses efforts pour interpréter les textes bibliques. L’herméneutique dont il est un pionnier est celle du contexte immédiat : elle ne lui permet pas de fixer les contenus théologiques, parce qu’il est toujours en train de découvrir des « nouvelles vérités».
3. Son humilité. Luther ne veut pas que ses réflexions théologiques fassent de l’ombre à la découverte de Christ dans les Écritures : « Qu’est-ce que Luther ? La doctrine n’est pas de moi ». La théologie de Luther est surtout un recueil de pensées vivant, actif, et approprié à la personne. Pour bien saisir sa théologie, il est nécessaire de connaître le lieu et les circonstances de tel ou tel écrit, car il écrit pour ce moment précis. N’oublions pas que cet homme est un éclaireur et un pionnier dans le sens le plus pur. Il lui faut être sur tous les fronts (politique, ecclésiastique, spirituel, littéraire) en même temps et tout le temps ! Il n’a pas eu son semblable depuis. Sa vie et ses convictions jettent leurs lumières jusqu’à nous.

Voici quelques opinions favorables sur Luther :

- Wolfgang Goethe (1832) reconnaît qu’il permet au peuple allemand de comprendre la pureté du christianisme.
- Heinrich Heine (1852), poète juif, sorte de « Voltaire » franco-allemand, concède que Luther fut le plus grand Germain de l’histoire allemande, ayant en lui-même les vertus et les vices du peuple germanique : c’est un mystique quoique pratique, le créateur de la langue allemande moderne (à cause de sa traduction de la Bible).
- Johann Joseph Ignaz von Döllinger (1872), le plus érudit historien et critique catholique allemand du 19ème s. s’oppose à Luther. Il reconnaît toutefois sa supériorité intellectuelle, son amitié sympathique, libre de toute avarice, prête à venir en aide à tous. Luther a donné aux Allemands plus qu’aucun autre Allemand n’a jamais donné à son peuple — langue, Bible, hymnes. Il est le libérateur de son peuple.

Quelques paroles du Réformateur soulignent sa spiritualité et sa perspicacité :

- « C’est en vivant, c.-à-d. en mourant et en étant déclaré coupable qu’on devient théologien, et non en réfléchissant, en lisant, ou en spéculant ».
- « Ainsi, ce passage [Rom 1.17] de Paul fut vraiment pour moi la porte du paradis ».
- « La Croix seule est notre théologie ».
- « Notre théologie… est certaine parce qu’elle nous pose en dehors de nous-mêmes ».
- A ses étudiants : « Je vous ai enseigné Christ, avec pureté, avec simplicité, sans falsification ».
- « J’ai simplement enseigné, prêché, écrit la Parole de Dieu : je n’ai rien fait… La Parole a tout fait ».
- « Les bonnes œuvres ne font pas un homme bon, mais un homme bon fait de bonnes œuvres ».

Luther proclamait sans arrêt : Solus Christus, Sola gratia, Sola fide. Il répondait à quatre questions troublantes pour les catholiques :

- Comment peut-on être sauvé ? Non par des œuvres, mais par la grâce de Dieu et la foi en Jésus-Christ.
- Quelle est l’autorité religieuse absolue ? Elle ne réside pas dans une institution visible appelée « l’Église de Rome » mais dans la Parole de Dieu, la Bible.
- Qu’est-ce que l’Église ? C’est la totalité de la communauté des croyants en Christ, parce que chaque chrétien est un prêtre devant Dieu.
- Quelle est l’essence de la vie chrétienne ? Servir Dieu de toute manière utile pour le bien-être des hommes.

Où sont les Luther modernes qui soient humbles, sincères, droits, désintéressés, francs, intègres, opposés à toute altération de l’Evangile, ne cherchant pas la gloire des hommes, se gardant de devenir des caméléons doctrinaux, mais prêts à tenir seuls contre l’erreur éthique, morale, pratique, et doctrinale ?

1Les anabaptistes réservent le baptême aux adultes convertis uniquement; Luther accepte encore le baptême des
enfants.

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