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Sommaire du n° 159 jan - mar 2007

 



L'impact de l'église
locale dans ma vie

Claire Kern

Voici les circonstances qui me menèrent à rechercher une assemblée me permettant d’approfondir ma relation personnelle avec Dieu et la découverte de la vie d’église.

Je suis une femme de 52 ans, mariée et mère de deux jeunes adultes. Il y a quinze ans, il m’aurait été bien impossible d’écrire ces quelques lignes, car Jésus-Christ m’était un parfait inconnu et la véritable vie en église un vécu totalement inimaginable.

Mon passé

J’ai été éduquée dans une famille très religieuse ayant la crainte de Dieu et respectueuse des choses sacrées mais avec toutes sortes d’obligations. Quand j’entrais dans une église, il ne fallait surtout pas parler trop fort, mais chuchoter doucement comme si j’allais déranger le Seigneur ; surtout ne pas se retourner, car c’était tourner le dos à Dieu présent dans la petite boîte près de l’autel et être sage comme les statues qui ornaient les murs. Malgré cela, j’aimais aller à l’église et prier avec ce que je connaissais dans mon cœur.

À l’époque, Jésus était pour moi un bébé dans une crèche et plus tard un homme cloué sur une croix. À 20 ans, mai 68 et ses libertés me firent tourner le dos à tout cela. Je menais ma vie comme je l’entendais. Les années passèrent, je me mariais et devins mère au foyer.

Voilà qu’un jour, une dame m’invita à une étude biblique autour d’un bon café et, ouvrant les saintes Ecritures pour la première fois, j’y découvris la Parole de vérité et Jésus-Christ mon Sauveur et Seigneur. C’est alors qu’à l’âge de 38 ans, ma vie changea totalement de direction. Je reçus une nouvelle vie par la grâce du Seigneur qui a aimé une pécheresse comme moi, en mourant sur la croix à Golgotha, il y a de cela déjà 2000 ans. Quelle joie et quelle libération ; merci Seigneur !

Malgré la poursuite des études bibliques, j’avais soif de la Parole et surtout de bonnes vitamines spirituelles. L’église toute proche ne répondant pas à mes besoins, mon cœur restait insatisfait. Parfois les combats spirituels étaient rudes et à part quelques amies chrétiennes, je n’avais que peu de soutien.

Avec le temps et l’accord de mon mari, je reçus un groupe biblique chez moi et j’étais moi-même responsable de l’étude. Il me fallait vraiment un appui. Je ne pouvais envisager une école biblique, ma situation familiale ne le permettant pas. Mais le Seigneur, fidèle, veillait et allait pourvoir. Seule, fatiguée de tourner en rond, j’ouvris mon cœur à une chère amie qui m’invita dans son assemblée évangélique.

Ma découverte d’une église locale

Le local était situé au-dessus d’une menuiserie ! N’était-ce pas beau comme lieu de rencontre avec mon Maître charpentier ? C’est alors que par un cordial : « Bonjour, chère sœur, soyez la bienvenue », un homme m’accueillit au haut de l’escalier d’entrée et d’emblée je constatais et perçus l’amour et l’accueil fraternel des uns et des autres. N’ayant jamais vu Jésus de mes propres yeux, je peux certifier que ce jour-là, je le vis rayonnant en eux. Je compris aussitôt que j’étais comme « dans la maison du Père ». Enfin, j’étais arrivée « chez moi » dans « ma » famille. C’était dans une grande émotion et remplie de joie que je vécus ce premier culte.

L’ensemble des chants de louange s’élevant des cœurs étreignirent d’amour mon âme. Je vivais pour la première fois la véritable adoration due au seul et unique Dieu et Créateur. Je serai toujours infiniment reconnaissante au Seigneur de m’avoir placée là dans sa menuiserie où je trouvais enfin pleinement satisfaction et abondance de biens spirituels, selon ce que mon cœur désirait tant. Lors de la prédication de la Parole, je buvais littéralement tout l’enseignement. J’aurai voulu que cela ne s’arrête point. J’étais subjuguée de recevoir enfin des explications de textes que je ne comprenais pas toujours et, comme dit le Psalmiste, par sa lumière, je voyais la lumière. Ce fut en quelque sorte le jour mémorable du début de « ma véritable école biblique ». Je m’en souviens encore comme si c’était hier. La Parole devenant pour moi le plus grand des trésors et la vie en église m’offrant l’épanouissement de toute ma personne comme une fleur au soleil, mon cœur comblé se mit à déborder. Comme je le dis souvent, je suis devenue une femme parmi les plus riches du monde et c’est la vérité !!! Mais voilà, ces richesses d’abondance du cœur, qu’allais-je en faire ? Ayant reçu une telle liberté et plénitude en Jésus le Christ, je n’eus plus qu’un désir : donner autour de moi tout ce que j’avais reçu de sa part. Il me demanda de le suivre en le servant dans la mission où je l’avais rencontré et il me confia des responsabilités dans les Rendez-Vous avec la Bible (RVB) de ma région.

Que m’a donc apporté l’église locale?

Ne connaissant pas vraiment la communion fraternelle et découvrant ce lien du Saint-Esprit qui nous unit, ce fut d’abord l’exemple des aînés qui m’interpella le plus. Debout devant le Seigneur malgré parfois de dures épreuves dans leur vie, ils étaient encore à genoux devant le trône de la grâce pour la prière et l’intercession. Cette attitude de juste piété m’encouragea à les imiter. Leurs bras de « grand frère » ou « grande sœur » m’accueillirent souvent, pour recevoir conseils et encadrement afin de persévérer dans la foi, l’amour et les combats. C’est ainsi, comme dit M. Peterson, que je commençais à pratiquer la table à quatre pieds : Prière-Parole-Espérance-Persévérance.

L’enseignement systématique de la Parole de vérité lors des cultes, me permit de pénétrer les trésors de Dieu. Pouvant réécouter les cultes aussi sur cassettes audio, cela favorisait l’approfondissement des divers thèmes et l’achat de livres a parfait ma connaissance de la bonne doctrine.

Finalement, je mis en pratique l’obéissance à la Parole en demandant le baptême par immersion. Ce fut un jour mémorable où je « trépassais » au fond d’un lac et « renaissais » à la lumière d’un sublime soleil d’été. Gloire à Dieu !

Au sujet des offrandes, je voudrais attirer l’attention sur ce point. Il est vrai que, ne percevant pas un salaire personnel, j’aurai pu me sentir frustrée de ne pouvoir donner selon mon cœur. Mais je reçus la paix : je pouvais offrir ce que je possédais, c’est-à-dire mes divers dons que je pouvais mettre à disposition de mes frères et sœurs, mon temps pour le ménage du local ou mes mains pour des décorations.

L’impact sur ma vie de famille

Il est aussi certain que mon regard changea par rapport à ma vie de famille. Mon désir fut de mettre toujours Jésus en premier dans mes journées malgré mon calendrier bien chargé (et c’est alors fou de voir comment le Seigneur agençait bien mon temps) et d’être une aide attentive et un véritable vis-à-vis (Gen 2.18) pour mon époux. Je bénis Dieu pour le don de nos enfants, moi qui avais appris qu’ils étaient une punition (« tu enfanteras dans la douleur »). En regardant aussi les richesses et l’amour des aînés de mon assemblée envers moi, je pus aussi avoir un nouveau regard sur mes propres parents, qui étaient ce qu’ils étaient avec leur propre vécu, mais étaient ceux que Dieu avait choisis pour me donner la vie.

On me demanda un jour quels étaient les projets d’une femme de cinquante ans, n’ayant plus ses enfants à la maison. Je répondis : « Ma deuxième vie sert à enfanter des femmes (grâce aux RVB) pour Dieu ».

En conclusion...

... ce témoignage pourrait laisser croire que mon église locale est parfaite et moi de même. Loin de là !! Mais elle a eu dans ma vie un tel impact qu’elle restera pour moi un port d’attache, parce que Dieu et sa Parole y sont honorés, Jésus-Christ, la vérité, y est enseigné et l’amour de Christ est pratiqué.

À Dieu seul soit la gloire pour l’éternité !!

« Ils se rassasient
de l’abondance de ta maison,
et tu les abreuves au torrent de tes délices.
Car auprès de toi est la source de la vie ;
par ta lumière nous voyons la lumière. »
(Ps 36.9-10)
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