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Sommaire du n° 15 jul - sep 1970

 



Grâce souveraine

R,-H. Guignard

La grâce de Dieu est la source du salut pour tous les hommes. Dieu étant souverain, Il est parfaitement libre. Contre Sa justice, personne ne s'élèvera. Contre Son amour, personne ne protestera. « Il n'y a pas d'autre Dieu juste et Sauveur que moi » (Esaïe 45, 21). Comme Dieu juste, Il condamne le pécheur, le rebelle, l'inique. Comme Dieu Sauveur, Dieu d'amour, Il fait grâce au coupable, au pécheur, à l'homme dévoyé.
A la suite du drame du jardin d'Eden, l'homme avance dans le chemin de la vie, loin de la présence de Dieu, loin du Créateur. Il est vrai que Dieu a placé dans cet être un sentiment très spécial, très subtil. « Il a mis dans leur coeur la pensée de l'éternité » (Eccl. 3,11). Dans Rom. 2, 15, il est dit que « par là, les commandements de la loi sont écrits dans leur coeur; leur propre conscience en témoigne, et aussi leurs raisonnements qui, tour à tour, les accusent ou les défendent » (vers. synodale) .Dieu a donné à l'homme la faculté de discriminer, c'est-à-dire de distinguer entre le bien et le mal (Gen. 3, 22) . Il lui a donné l'intelligence voulue pour former une opinion et les facultés nécessaires pour conserver la connaissance de Dieu (Rom. l, 28) . Ceci aujourd'hui comme autrefois.
A une restriction près, Adam et Eve étaient libres (voir Jean 10, 35 et réf.) . Leurs descendants sont libres de faire leur choix: « Choisissez qui vous voulez servir » (Josué 24, 15). « Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30, 19). « Marie a choisi la bonne part » (Luc 10, 42). Ils ont hérité de leurs premiers parents leur condition de pécheurs: « II n'y a point de juste, pas même un seul » (Rom: 3, 10) .Cependant, au temps marqué par Dieu, Celui-ci s'est à nouveau approché de l'homme, ainsi qu'il est écrit: « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Cor. 15, 19). Le Fils de Dieu est apparu. Pour tous ceux qui ont connaissance de son oeuvre à la Croix, il y a, par 1a foi en Son NOM, une possibilité de retrouver le chemin qui mène à Dieu. Dans ce but, on peut citer quatre pas qu'il est demandé à l'homme de faire.

A. Croire en Dieu. « Il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe »(Héb.11,6).

B. Il faut qu'il reconnaisse son état de culpabilité devant Dieu. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3, 24). « Misérable que je suis, par qui serai-je délivré de ce corps qui m'entraîne à la mort ? »(Rom. 7, 24) .Job disait 42, 5-6) : « Mon oeil t'a vu; c'est pourquoi je me condamne et je me repens en me couvrant de poussière et de cendre ».

C. Il faut ensuite une vraie et profonde repentance. « Repentez-vous », disait Jean-Baptiste, préparant la venue du Christ (Mat. 3, 2). « Repentez-vous », annonçait peu après le Christ lui-même (Mat. 3, 17) .

Afin d'avoir accès au salut éternel, l'homme doit se repentir, c'est-à-dire apporter son péché, sa culpabilité; sa misère morale devant Dieu. « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ». (Luc 18, 13) ,II doit avoir conscience qu'il est foncièrement indigne, incapable de se présenter à la porte du ciel, de se présenter seul devant son Créateur. Car ce Créateur, il Le devine, confusément peut-être, droit, juste, parfait dans ses jugements. Se repentir et, de plus, un profond désir de ne plus tomber en faute !

D. Finalement, il faut croire en Jésus, le Fils de Dieu. Car « Dieu l'a établi victime expiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3, 25). « Dieu a ainsi manifesté sa justice... en faisant voir qu'il est juste et qu'il justifie celui qui croit en Jésus » (v 25-26). Ainsi, Dieu, manifestant son amour et sa justice, découvre ceux qui élèvent les regards vers lui, en ayant égard à l'oeuvre de son Fils.
« Y a-t-il en Dieu de l'injustice ? Non certes! Car il a dit à Moïse: « Je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde, et j'aurai pitié de qui j'aurai pitié » (Rom. 9, 15) , et plus loin (v. 18) , « Il endurcit qui il veut ».Ce sont les deux points extrêmes d'une histoire, celle de Dieu à l'égard de l'homme. Sans doute, Dieu, le Créateur, peut faire d'un peu d'argile tel vase qu'il voudra, lui donner telle ou telle forme. Mais, dans ses relations avec l'homme, Dieu à écrit son Testament, il a fixé des règles, il a précisé des promesses. Ce sont des règles, des promesses qui sont en parfait accord avec sa justice, son amour. Il les a préconnues, comme il a préconnu ceux qui un jour satisferaient à, sa sainte volonté. Ceux-là, il peut les combler des fruits de sa miséricorde.
« Dieu.. a supporté, avec une grande longanimité, des vases de colère destinés à la perdition ». N'a-t-il pas fixé, dès le commencement, les directives de son « support » ? N'a-t-il pas une patience, une condescendance, une longanimité, soit sa patience à supporter ce qu'Il aurait eu le pouvoir de réprimer, de punir ? Le Pharaon (v. 17) a été l'objet de sa longanimité. Il a vu la puissance de Dieu, ses actes, par l'intermédiaire de Moïse. Par cinq fois (les cinq premières plaies) , le Phalaon endurcit son coeur: pourtant la grâce de Dieu lui avait été offerte. A la cinquième plaie (Ex. ch. 7-9) , il prit des informations précises au sujet des dégâts: « Pas un seul animal des troupeaux d'Israël n'était mort ». La main de Dieu était sensible, présente, actuelle - il n'y avait aucun doute - Dieu était un Dieu vivant et il agissait. Mais comme au sujet des premières plaies, le Pharaon endurcit son coeur...
Le tableau change lors de la sixième plaie. « L'Eternel endurcit le coeur de Pharaon! ». Pour ce dernier, la longanimité de Dieu était arrivée à terme. Et certes, Dieu en connaît l'heure: « Il fera peser son courroux et son indignation sur ceux qui (le Pharaon et d'autres encore) , dans un esprit de contradiction, désobéissent à la vérité et obéissent à l'injustice » (Rom. 2, 8). Dans ce cas précis, le Pharaon a vu la main de Dieu, il a vu le chemin de l'obéissance ; il aurait pu avoir part à la miséricorde de Dieu. Mais, il a refusé, après avoir considéré, pesé, examiné toutes choses (Exode 9, 6-7) .Alors, mais seulement alors, Dieu a laissé libre cours à sa justice: « Il a endurci le coeur de Pharaon ».
Qui sont ces vases de miséricorde préparés pour la gloire ? (Rom. 9, 23) . Sinon ces vases de colère désignés au verset précédent, soit des hommes qui ont fléchi les genoux devant Dieu, qui ont cru à sa Parole, selon ce qui est écrit: « Quiconque croit en Lui, ne sera pas couvert de confusion » (Rom. 10, 11) .Dieu est souverain. Mais il plaide auprès de l'homme. Il annonce son amour, son pardon. Il annonce un jour, qu'il appelle AUJOURD'HUI: « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs » (Héb. 4, 7].

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