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Sommaire du n° 23 jul - sep 1972

 



Domaine de l'esprit

L'unité de Dieu

R. H. Guignard

(voir Promesses Nos 19 à 22 : A l'origine des esprits, Dieu existe-t-il ? Jésus-Christ, surhomme ou Seigneur : Jésus-Christ est-il Dieu ? La divinité du Saint-Esprit.)

Un seul Dieu

Dans nos précédents cahiers, nous avons cherché à présenter, en peu de lignes, Dieu, le Christ et l'Esprit-Saint. Le christianisme est critiqué, car, dit- on : « vous ne parlez non pas d'un dieu, mais de trois dieux ; par conséquent nous ne voulons pas vous écouter ! » A première vue, on pourrait donner raison à ces objecteurs. Toutefois, en considérant l'ensemble de l'enseignement de la Bible, nous croyons bien discerner que non seulement Jésus-Christ. mais aussi le Saint-Esprit fait partie de la divinité.

Dieu est UN

« Nul n'a vu Dieu » (Jean 1 : 18) .
« Celui qui m'a vu a vu le Père la (Jean 14 : 9) . Des hommes ont vu, contemplé, entendu, touché le Christ (1 Jean 1 : 1-3).
Nul n'a vu l'Esprit. Tous les hommes peuvent être influencés par le Saint- Esprit (1 Cor. 12 : 1 1 ; Rom. 8 : 14. etc-).
Chaque membre de la divinité est distinct l'un de l'autre ; il n'est cependant pas à confondre avec l'autre.
Chacun est Dieu. Chacun est nécessaire à l'autre :
Le Père est invisible, Il est à la source, à. la base.
Le Père est rendu visible, révélé dans le Fils.
Le Saint-Esprit est invisible. Il est témoin du Père et du Fils. Il oeuvre pour, autour, dans les hommes.

La nécessité

Dieu, étant ce qu'll est, a formé l'homme à son image. Et l'homme, étant à son tour formé de trois éléments, le physique contenant les deux autres, n'a pu être approché de Dieu-Esprit qu'au moment où ce dernier s'est présenté en forme (PhiI. 2 : 5-8) d'homme : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (II Cor. 5 : 19) .

Au début du récit de la création de l'univers que nous connaissons, une phrase lève quelque peu le voile sur Dieu lui-même : « Dieu créa » et « l'Esprit de Dieu planait sur les eaux » (Gen. 1 : 1-3). Christ, Dieu le Fils, a été révélé plus tard, quoique nous puissions comprendre qu'il est sous-entendu dans la promesse rapportée dans Gen. 3 : 15.

La manifestation de Dieu dans le Fils n'a pas changé l'unité essentielle de la divinité. La révélation de Dieu le Père et de l'Esprit Saint n'a pas compromis cette unité. Dieu révélé par le Fils au milieu des hommes n'en change pas l'essence. Non manifestés, ils sont trois ; manifestés, ils restent UN.

« Nul ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler » (Mat. 11 ; 27). Les instructions de l'Ecriture ont pour but de révéler la vérité concernant Dieu. Nous les comprenons telles qu'elles s'y trouvent, soit littéralement. et nous apprenons de suite ce qui se passe dans le monde d'En-haut. Ce sont des réalités célestes et spirituelles, sans doute, mais c'est de là que Dieu s'est révélé à l'homme et qu'il appelle.

Les relations éternelles de la divinité sont pour nous la base de cette révéIation. Dans le prologue de l'Evangile de Jean, la Parole était une Personne. Parce que la Parole était distincte de « Dieu », et cependant essentiellement « Dieu », Elle pouvait nous le faire connaître. Un chrétien, Griffith Thomas, s'exprimait ainsi, dans ses « Principes de théologie » :

« Des objections s'élèvent contre le terme « personne ». Comme tout mot humain, ce terme peut être estimé inadéquat ou même être une erreur. Certainement, il ne faut pas en exagérer la valeur, sinon il conduira à la Tridivinité. Cependant, en utilisant ce mot pour définir des distinctions dans la divinité, nous ne pensons pas à des distinctions qui amènent à une séparation, mais des distinctions qui sont associées avec une cohérence, une exclusivité mutuelles. Nous entendons, par le terme « personne », exprimer ces distinctions de Père, de Fils, de Saint-Esprit qui s'observent dans l'unité de la divinité, qui ne sont pas des manifestations temporaires, mais des éléments formant l'unité divine ».

« C'est pourquoi, alors que nous sommes obligés d'utiliser des termes tels que « substance » et « personne », nous n'avons pas à les supposer identiques à ce que nous comprenons dans le domaine humain, terrestre. Les termes ne sont pas explicatifs en eux-mêmes, mais approximativement corrects, comme cela est nécessairement le cas dans tout essai de définir la nature de Dieu. C'est une profonde satisfaction spirituelle de se rappeler que la vérité du fait et de l'expérience de la Trinité n'est pas dépendante d'une terminologie théologique, bien qu'il soit évident et essentiel, pour nous, d'avoir le terme le plus correct possible ».
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