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Sommaire du n° 33 jan - mar 1975

 



Une doctoresse morphinomane sauvée par Jésus-Christ


Un témoignage de L. Yeomans

A notre époque, d'innombrables personnes sont esclaves de toutes sortes de drogues.
Je songe aux alcooliques qui ne peuvent plus se passer de leur quantité quotidienne d'alcool, au nombre incalculable d'esclaves du tabac, à tous ceux qui absorbent des pilules de toutes espèces, et à tous ceux qui, secrètement, prennent d'autres produits souvent prohibés.
C'est en pensant à eux que je vais vous raconter comment une doctoresse morphinomane a été délivrée de sa passion par la puissance du Christ vivant. Je le sais, chers lecteurs, il en est parmi vous qui ne pourront jamais par leurs seules forces se libérer de certaines habitudes funestes. Mais je puis vous dire, si c'est votre cas « Courage, le Seigneur peut faire pour vous ce qui, à vues humaines, est impossible »
Je vais donc maintenant résumer le témoignage personnel de la doctoresse américaine Lilian Yeomans :



   Pourquoi suis-je devenue morphinomane?

   Par ma faute, ma très grande faute.

   Plusieurs années auparavant, j'avais cru en Jésus-Christ comme en mon Sauveur, mais, comme l'apôtre Pierre lors de l'arrestation de Jé­sus dans le jardin de Gethsémané (Marc 14 : 54),je me suis conten­tée de le suivre de loin.

   Voilà pourquoi je suis tombée dans cet affreux piège. C'est dange­reux, mes amis, de suivre le Seigneur de loin, j'en ai fait la triste expé­rience à mes dépens.

   Inutile de vous dire que je n'ai jamais pensé devenir un jour esclave de la drogue. Seulement, ayant énormément de travail, tant en chirur­gie qu'en médecine, je prenais parfois de la morphine dans les pério­des de surmenage pour soutenir mes nerfs et m'aider à trouver le sommeil.

   J'étais absolument sans excuse en ayant recours à ce stupéfiant, car je voyais ce qu'il avait fait de certains des plus brillants médecins de ma connaissance.

   Mais voilà, j'ai cru jouer avec la morphine, et un jour j'ai découvert que c'était celle-ci ou plutôt la puissance démoniaque qui s'en servait - qui, en réalité, se jouait de moi.

   Je ne pourrai jamais décrire l'angoisse que j'ai éprouvée lorsque j'ai dû m'avouer à moi-même que la drogue me tenait sous son emprise.

   J'en prenais en moyenne cinquante fois plus que ce qu'un adulte peut occasionnellement absorber. En plus de cela, je prenais égale­ment des combinés de chlore en doses environ vingt-quatre fois plus fortes que ce qu'un docteur prescrit habituellement.

   Me rendant compte que je ne pouvais plus me passer de la mor­phine, j'ai fait des efforts désespérés pour y renoncer.

   J'arrivais bien à réduire les quantités absorbées, mais je ne pouvais descendre en dessous d'un minimum qui m'était devenu indispensable.

   Il est impossible de se faire une idée de l'énergie qu'il m'a fallu déployer pour pouvoir m'en passer pendant 24 heures. Et à ce moment-là j'étais dans un état lamentable.

   Je tremblais de faiblesse, je ne pouvais plus me tenir debout, ni articuler clairement une parole, ni même signer mon nom.

   J'avais des palpitations de coeur, les intestins me causaient des douleurs terribles et j'étais baignée de sueurs froides, tandis que mon esprit était torturé par des visions terribles.

   Le pire de tout, c'est que chaque cellule de mon être soupirait d'une façon indescriptible après la drogue.

   Il est impossible à quelqu'un qui n'a pas connu cette expérience de s'en faire une idée.

   C'est à 17 heures que, chaque jour, il fallait à tout prix que j'absorbe ma dose de morphine. Racontez-moi ce que vous voulez au sujet de la puissante de la volonté humaine, je sais, quant à moi, qu'elle ne peut plus arriver à résister au démon de la morphine quand il s'est emparé de quelqu'un. Mais, Dieu soit loué, Jésus-Christ a dit: « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents, les scorpions et sur toute la puissance de l'ennemi » (Luc 10: 19) et Il est venu a mon secours.

   J'ai essayé au moins cinquante-sept fois de me débarrasser défi­nitivement de cette épouvantable habitude. Chaque fois, je jetais loin de moi ce qui me restait de ce poison, préférant mourir des suites de mon abstinence plutôt que de continuer à traîner ma lamentable exis­tence.

   J'ai consulté quelques-uns des plus célèbres spécialistes d'Améri­que, mais, malgré leurs soins les plus dévoués, ils n'ont pu briser ma chaîne. Après avoir suivi en vain la fameuse cure d'or en vogue à cette époque, j'ai été hospitalisée dans une grande clinique pour maladies nerveuses. Quand je l'ai quittée, les docteurs ne m'ont pas permis de me passer de morphine parce que, chaque fois que j'essayais de ne plus en prendre, il y avait en moi un déséquilibre mental toujours plus marqué. Ce que j'étais à cette époque, une infirmière qui m'a soignée l'a dit de façon très réaliste: « Un squelette habité par un démon ».

   - Mais, n'avez-vous pas prié? me demanderez-vous.

   - Bien sûr. A un certain moment, je ne faisais pratiquement plus que cela : Je priais presque sans arrêt. Chaque nuit, j'arpentais les grandes pièces de notre demeure, suppliant Dieu de venir à mon se­cours, et parfois m'arrachant presque les cheveux de la tête.

   - Et vous n'avez pas été guérie après cela ? me demanderez-vous encore.

   - Non, parce qu'à cette époque je ne croyais pas encore aux sim­ples déclarations de la parole de Dieu. Autrement dit, ma guérison ne pouvait pas être manifestée à cause de mon incrédulité. Sans que je m'en rende compte, celle-ci empêchait la puissance de Dieu d'agir librement dans mon corps.

   - Vous n'aviez donc pas la foi nécessaire à votre guérison ? pour­riez-vous ajouter.

   - C'est exact, et cela provenait de ce que je n'avais pas encore assez de connaissance de la parole de Dieu; je ne l'avais pas suffisam­ment étudiée et méditée, car c'est par la lecture des Saintes Ecritures que le Seigneur augmente et fortifie notre foi. L'apôtre Paul nous l'a dit: « La foi vient - remarquez qu'elle vient - de ce qu'on entend et ce qu'on entend vient de la parole de Dieu » (Romains 10: 17).

   Au moment où le Seigneur commençait une oeuvre profonde dans mon coeur, j'étais devenue tellement faible que je ne pouvais pratique­ment plus quitter mon lit. C'est là, dans la tranquillité et la solitude, qu'il a pu me parler. J'ai repris cette Bible que j'avais tant négligée et recommençai à la lire. Cette fois, j'étais résolue à croire tout ce que le Seigneur me dirait, à prendre tout ce qu'il me donnerait et à faire tout ce qu'il m'ordonne­rait. Dieu soit loué, c'est alors que l'impossible se réalisa et que la délivrance me fut accordée. C'est quand nous sommes prêts à nous repentir vraiment et à mettre toute notre confiance en lui, que le moment vient où le Seigneur peut nous sauver.

   Si quelqu'un devait m'interroger pour savoir par quel passage par­ticulier des saintes Ecritures j'ai été spécialement fortifiée et amenée à saisir la guérison, il me faudrait dire, je crois, que c'est par la lecture de la Bible tout entière.

   Que de passages dans l'Ancien Testament annoncent prophétique-ment la venue du Seigneur et ses souffrances expiatoires au calvaire !

   Job 33 : 23 annonce clairement que Dieu a « trouvé une rançon » c'est-à-dire quelqu'un qui s'est déclaré prêt à mourir pour porter le châtiment que tous nous avons mérité.

   Celui qui a ainsi souffert à notre place, c'est Dieu lui-même venu en la personne de son Fils, Jésus-Christ.

   Tant de passages de l'Ancien et du Nouveau Testament contiennent des récits de guérisons miraculeuses que, peu à peu, tout mon être fut comme imprégné de la certitude que Dieu allait me guérir.

   Cette assurance intérieure en face de tant de promesses de la pa­role de Dieu devint si forte que je perdis presque la conscience des symptômes de ma funeste habitude.

   Ce Seigneur, que j'avais reçu dans ma vie, et sur les promesses duquel je m'appuyais désormais, fit disparaître l'irrésistible besoin de la morphine produit en moi par la puissance démoniaque.

   En peu de temps, je retrouvai un tel appétit qu'il me fallut au début prendre sept repas par jour. Mes forces revinrent rapidement et mon âme était remplie de louanges envers le Seigneur. Avec Marie, la mère de Jésus, je chantais et continue de chanter « Mon âme exalte le Sei­gneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur » (Luc i : 46-47).

   Ce qui m'est arrivé n'était pas l'effet du hasard, mais bien la mani­festation de la volonté divine à mon égard.

   Je pense à un grand nombre de serviteurs de Dieu qui proclament son message avec force et qui ont été eux-mêmes arrachés tout com­me moi non seulement à la mort spirituelle, mais aussi à la mort phy­sique, abandonnés qu'ils avaient été par la science médicale.

   Gloire au Seigneur, le Sauveur de notre âme et le grand médecin de notre corps !


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