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Sommaire du n° 34 avr - jun 1975

 



Dignité humaine - Liberté humaine

R.-H. Guignard

Madame, Monsieur ,

Puis-je vous déranger quelques minutes pour vous entretenir du but de notre vie, de la vision de notre destinée, en rapport avec ce que peut nous apporter le christianisme ?

Tout d'abord, nous désirons proposer une pensée qui n'est plus guère admise parmi nous aujourd'hui: le christianisme est vrai; il est une relation de la réalité. Nous voulons affirmer qu'il n'est pas simplement une théorie, le développement d'une pensée, une conception de l'intelligence ou encore le mélange chaotique d'un certain nombre de mythes !

Il est la description de faits dont nous sommes environnés et parmi lesquels nous vivons - d'une part une réalité visible à nos regards et d'autre part une réalité invisible, sinon par le moyen d'un sixième sens (si l'on peut dire) , par l'esprit.

L'homme est un être privilégié, admirablement formé, bien préparé pour vivre sur cette terre; ses cinq sens ont des possibilités presque sans limites; son cerveau surpasse le plus moderne des ordinateurs. De plus, pour ceux qui peuvent accepter cette pensée, par l'effet d'un don mystérieux, il peut communiquer avec son Créateur.

Or, un point que l'on réalise peu est que l'homme est précieux aux yeux de Dieu.

L'enveloppe, il est vrai, n'est que poussière, un peu de terre. Mais le contenu est de grande valeur - l'âme est décrite comme étant un souffle d'en-haut, car elle est « à l'image du Créateur ». C'est pourquoi nous aimerions vous le faire remarquer: malgré le chaos apparent, malgré les souffrances et les douleurs qui sont le lot de l'humanité, un ÊTRE supérieur, transcendant, suprême, aime l'homme.

C'est pourquoi, si vous estimez qu'il y a au-dessus de vous un Dieu qui règne, si vous n'avez pas repoussé cette pensée, si une vision vous portant au-delà du terme fixé pour la vie humaine ici-bas vous a effleuré, si vous avez cherché à observer quelques-uns des préceptes de sa Parole, vous vous trouvez sur le bon chemin. J'aimerais même dire : vous êtes heureux! Vous avez jeté un coup d'oeil à la réalité d'un monde supérieur: vous êtes en mesure de choisir! Dieu est libre. En créant l'homme, il lui a conféré un droit semblable.

Les hommes ont tous des responsabilités et des obligations dans la famille, dans la vie civile et communautaire. Peut-être en avez-vous dans la vie religieuse ? Tout ce qui nous entoure est important et forme le cadre dans lequel nous vivons. En fait, nous sommes heureux lorsque nous apportons quelque bonne chose à nos contemporains, à notre prochain. Un peu d'amour fait un long chemin. De plus, nous jouissons ainsi de la compagnie de ceux qui désirent le bien de cette pauvre humanité. De multiples façons, de différentes manières, une petite lumière peut briller dans les ténèbres, et plusieurs lumières forment un phare sur le rocher. Un amour partagé, une vision commune donnent courage et confiance dans la course.

Dans le brouhaha des religions humaines, seul le Dieu Créateur des cieux et de la terre est présenté comme étant une incarnation de l'amour.. Il nous est dit que « Dieu est amour », et étant amour, il cherche à manifester cet amour. Il cherche des êtres sensibles qui veuillent répondre à cet amour. « Dieu a tant aimé le monde », l'ensemble de l'humanité! L'homme, et cela vaut surtout dans nos grandes villes, l'homme se sent si seul... Ne serait-il pas heureux de se savoir aimé ? Ce serait si beau d'avoir accès à un royaume d'amour, de justice, de vérité. En réalité, la porte en est déjà ouverte, et d'aucuns en ont pris joyeusement le chemin.

Pourtant, dans un monde où tout semble vouloir se terminer par un saut dans le noir, on s'aventure si peu à compter sur la réalité d'un royaume qui n'est lié ni au temps, ni à l'atome ou à la poudre. Pourquoi fermer volontairement les yeux, éliminer, peut-être sans s'en rendre compte, certains points du problème ? Pourquoi ne pas considérer tous les faits ?

Que penser de certaines lois qui régissent l'âme, l'intelligence, la conscience, la morale ? Qui tient toute cette organisation dans sa main ? Qui peut les suivre sous le verre de son microscope ?

« Du fond de l'inconnu, jetés sur cette terre,
qui roule suspendue au vide illimité,
nous allons tâtonnant dans le triple mystère
de l'être, de l'espace et de l'éternité ».        E. Tavan

Ce n'est point notre conclusion. Car le mystère a été dévoilé. Le chemin peut être parcouru. Beaucoup ont eu le bonheur de le découvrir. Certes, on peut tâtonner, mais « à celui qui frappe, on ouvrira ». Tant d'êtres humains ont béni le jour où le salut a brillé dans leur coeur. Il est vrai que ce chemin peut être quelque peu resserré (Mat. 7 : 13, 14) ...qu'importe, il mène à la vie !

Croire en Dieu est évidemment primordial: « Il faut en effet que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe ». La foi en Christ est aussi capitale: « Car il n'y a, sous le ciel, aucun autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés ».

Historiquement, il n'y a guère de difficultés. Toutefois, une acceptation mentale de la doctrine chrétienne n'est pas suffisante. Une compréhension intellectuelle des vérités de l'évangile n'est souvent que sous-jacente à notre vision de l'avenir, de l'éternité. Certes, par le moyen de l'intelligence, on peut saisir le problème des besoins religieux d'une âme et en mesurer fa nécessité - tout au moins pour le voisin, sinon pour soi-même !

L'assentiment intellectuel à une doctrine n'amène pas encore à adopter cette dernière comme règle de vie. C'est cependant ce qui est demandé par le christianisme: il exige, à la base, une expérience profonde, vécue. A l'écoute de la Parole de Dieu, nous lisons que Jean - Baptiste, le précurseur de Jésus, prêchant dans le désert de Judée, disait: « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Mat. 3 : 2) .Un peu plus foin (v. 12, 17) , Jésus, « ayant appris que Jean avait été mis en prison » continuait dans la même pensée: « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ». C'est ainsi qu'un sentiment appelé le repentir est au point de départ d'un chemin qui mène à la connaissance du salut de Dieu.

Et alors, pourquoi ce repentir ? Parce que Dieu veut que l'homme se reconnaisse comme étant pécheur, comme étant indigne de paraître devant Lui, le Créateur.

« Heureux celui qui s'humilie,
Car le vrai repentir nous lave et nous délie ».     L de Lisle.

Ainsi donc, si vous avez quelque respect pour Dieu, et de plus si vous avez un sentiment intime, une idée que tout n'est pas terminé au tombeau, ne serait-il pas indiqué de faire, si j'ose dire, un essai ? L'invitation divine est à la repentance - pourquoi ne pas donner quelque attention à cet avertissement ?

Se repentir! De quoi ? C'est à vous de voir. Essayez tout de même. Un moment de tranquillité, de réflexion, de vérité aussi.

Au départ, l'homme a pris une position d'indépendance vis-à-vis de son Créateur. Il a estimé comme insuffisant ce que Dieu lui avait enseigné : il a voulu savoir davantage! S'est-il rendu compte qu'il changeait de maître ? Qu'il tombait dans un piège ?

Se repentir consiste ainsi en un retour vers le Créateur. « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ». Si une vie, la vie éternelle de paix et de joie est à ce prix, pourquoi ne feriez-vous pas cet effort ? Les conditions sont connues: le but est si grand que l'on ne saurait les mettre de côté. Voyageur, ici-bas lié au temps, de l'état de poussière passer à l'état spirituel et éternel... quel passage, quel miracle ! C'est pour cette raison que les clauses sont précises et formelles, car : « quiconque n'a pas l'Esprit de Christ ne lui appartient pas ».II est fort exact que nul ne peut, simultanément et fidèlement, servir deux maîtres.

Mais reprenons notre affirmation du début et considérons le fait qu'un monde invisible à nos yeux, mais réel, nous entoure; plus que cela, nous observe; plus encore, qu'un ÊTRE tout-puissant nous aime et nous dit, par la bouche de l'apôtre Paul: « Je vous ai instruits en public et de maison en maison, prêchant :

1. la repentance envers Dieu,
2. la foi en notre Seigneur Jésus-Christ ».

Ces deux conditions sont placées sous nos yeux. En effet, nul ne saurait se présenter devant Dieu sans lui dire: « j'ai péché ». « Nul n'est juste devant lui ». Nous en avons parlé ci-dessus. Quant au second point, Dieu exige que l'on vienne à Lui en se réclamant de l'oeuvre de son FILS. Car Jésus-Christ, par une mort expiatoire, a payé à Dieu le Père, la dette que nous lui devions.

Et maintenant, c'est Dieu qui va juger. Il va juger de la sincérité de votre repentance envers LUI et de votre foi envers Jésus-Christ. « Le jugement de Dieu... est conforme à la vérité ». L'homme ne saurait se porter juge de ces deux points: chacun est responsable de sa propre âme, de sa vie, de son choix.

Comme nous l'avons relevé plus haut, un assentiment mental à la doctrine chrétienne ne suffit pas. C'est cependant un pas vers Dieu et un pas nécessaire. Si ce pas est vrai et réel, Dieu y met son sceau : « L'Esprit de Dieu lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». Nous sommes invités à faire cette expérience. La preuve de la réalité du monde d'en-haut, de Dieu, ne s'acquiert qu'au travers de ce fait.

Quelle que soit, en ce jour, votre foi (ou votre manque de foi) , mettez à part un moment, consacrez quelques minutes, plusieurs jours de suite, et considérez à fond ce qui vous est proposé. Faites-en l'expérience. Il en vaut la peine.

Parce que, si nous sommes honnêtes, Dieu répond.

Chaque homme est libre. Liberté de choix. Liberté de se laisser aimer , d'aimer. Liberté d'accepter l'offre divine, de refuser.

Dieu aussi est digne. Il n'oblige pas. Il a ouvert la porte. Il attend.

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