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Sommaire du n° 48 oct - dec 1978

 



La paix du Christ

J. R. Couleru

   Nous sommes dans un monde qui ne connaît pas la paix. Celle-ci n'existe pas réellement entre les peuples, ni entre patrons et ouvriers, ni même entre mari et femme. Pourquoi ? Simplement parce qu'il n'y a pas de paix dans le coeur humain tant que ce coeur demeure fermé à Jé­sus-Christ, qui est appelé dans la Bible le « Prince de la paix ».

   Ecoutons donc maintenant les réconfortantes paroles du Christ que nous trouvons dans l'Evangile de Jean (chapitre 14 et verset 27) : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas com­me le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point et ne s'alarme point ». Les disciples à qui Jésus parlait avaient déjà la paix de la cons­cience; ils savaient que leurs péchés étaient pardonnés; et Jésus pou­vait leur dire: « Je vous laisse la paix ». Sans doute, plus tard, ils goû­tèrent mieux cette paix merveilleuse quand le Saint-Esprit envoyé du ciel le Jour de la Pentecôte leur fit saisir la grandeur de l'oeuvre de la rédemption. « Jésus a fait la paix par le sang de sa croix. » (Col. 1 : 20) Cette paix-là, Lui seul pouvait la faire. Ses effroyables souffrances sur le Calvaire nous apportent, nous procurent la paix, la paix avec Dieu, la paix de notre conscience. Avons-nous accepté ce « si grand salut » offert gratuitement à tous ceux qui se confient en Christ ? Il n'y a de salut en aucun autre !

   La bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ est aujourd'hui annon­cée dans le monde entier. Tous les hommes sont invités à « être récon­ciliés avec Dieu » (2 Co. 5 : 20). Quand, le jour de sa résurrection, Jé­sus vint et se tint au milieu des Siens, il leur dit une première fois: « La paix soit avec vous ! ». « Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté » (Jn 20: 19-20). C'est comme s'il leur avait dit: « Voyez mes mains et mon côté percés pour vous ; sur la croix, pendant les heures de ténèbres, j'ai porté l'éternité de votre châtiment. J'ai tout accompli, tout payé à votre place. L'oeuvre de votre rédemption est maintenant terminée: la paix est faite ! ». Joie infinie pour ceux qui ont accepté le Sauveur, qui sont nés de nouveau, nés de l'Esprit ! Ils pos­sèdent maintenant cette paix merveilleuse que Jésus a faite par le sang de sa croix: la paix avec Dieu. « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Ro. 5:1).

   Mais avez-vous remarqué que lorsque Jésus disait à ses disciples: « Je vous donne ma paix », il leur parlait d'une paix différente ? D'ail­leurs, au soir de Pâques, Jésus dit une deuxième fois à ses disciples: « La paix soit avec vous ! » Et il avait aussitôt ajouté: « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20 : 21). Les disciples de Jésus allaient partir dans le monde pour annoncer la bonne nouvelle de la paix à toute la création. Pour accomplir une telle mission dans un monde souvent hostile, ils auraient besoin de posséder dans leurs coeurs une paix surnaturelle, la paix du Ciel. Or le Seigneur a précisément fait la promesse de nous donner cette paix-là, sa paix à Lui, qui remplissait son coeur en toutes circonstances lorsqu'Il était ici-bas. Qu'Il soit dans une violente tempête sur le lac de Tibériade, ou entouré d'une foule hostile, ou persécuté par des hommes religieux remplis de jalousie et de haine, Jésus demeurait le même, calme, paisible, ne con­naissant aucune inquiétude. Même quand « son heure » fut venue l'heure dans laquelle Il allait s'offrir en sacrifice pour nos péchés - il resta l'Homme doux et patient: « Injurié, il ne rendait point d'injures, maltraité, il ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à Celui, qui juge justement » (1 Pi. 2 : 23). C'est cette paix intérieure profonde, qu'Il possédait en toutes circonstances, qu'Il donne aujourd'hui libéra­lement à ceux qui Lui appartiennent. Il ne la donne pas avec parcimo­nie: « Je ne vous donne pas comme le monde donne ». Le mot grec « Eirênê » (d'où vient le beau nom d'Irène) signifie « Paix », mais dans un sens plus particulier, le sens moral: calme de l'âme. La paix du coeur pour le chrétien authentique est donc un don du Christ, une pro­fonde réalité intérieure produite par l'Esprit. « Le royaume de Dieu... c'est la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit » (Ro. 14:17) « Le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix » (Ga. 5: 22).

   Nous trouvons un bel exemple de cette paix intérieure profonde dans le coeur de l'apôtre Pierre lors d'une circonstance difficile de sa vie, qui nous est rapportée au chapitre 12 du livre des Actes. Ecoutez ce récit: « Le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l'E­glise, et il fit mourir par l'épée Jacques, frère de Jean. Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. Après l'avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l'intention de le faire comparaître devant le peu­ple après la Pâque. Pierre donc était gardé dans la prison; et l'Eglise ne cessait d'adresser pour lui des prières à Dieu. La nuit qui précéda le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats ; et des sentinelles devant la porte gar­daient la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L'ange réveilla Pierre, en le frappant au côté, et en disant: « Lève-toi promptement! ». Ses chaînes tombèrent de ses mains. Et l'ange lui dit: « Mets ta ceinture et tes sandales ». Et il fit ainsi. L'ange lui dit encore: « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi ». Pierre sortit et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l'ange fût réel, et s'imaginant avoir une vision. Lorsqu'ils eurent passé la première garde, puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville, et qui s'ouvrit d'elle-même devant eux; ils sortirent, et s'avancèrent dans une rue. Aussitôt l'ange quitta Pierre. Revenu à lui-même, Pierre dit: « Je vois maintenant d'une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange, et qu'il m'a délivré de la main d'Hérode » (Ac. 12:1-11). - N'avez-vous pas été frappé par le fait que l'apôtre pouvait dormir (et même dormir profondément, puisque l'ange a dû le frapper au côté pour le réveiller), alors qu'il savait que, le lendemain, il allait comparaître devant Hérode et probablement être mis à mort comme Jacques ? Comment pouvons-nous expliquer ce fait ? Peut-être simplement parce que le coeur de Pierre était rempli de la « paix du Christ ». Il se reposait paisiblement sur les promesses de son Sauveur et Maître, comme il est écrit: « Tu garderas dans une paix parfaite l'es­prit qui s'appuie sur toi, car il se confie en toi » (Es. 26: 3, v. Darby).

   Cher ami croyant, nous avons besoin de la paix du Christ dans notre coeur non seulement dans des circonstances difficiles ou exception­nelles, mais encore dans notre vie de chaque jour. Ecoutons les exhor­tations qui nous sont données au ch. 3 de la lettre aux Colossiens « Supportez-vous les uns les autres, et si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs ». Efforçons-nous de conserver l'unité de l'Esprit par le « lien de la paix » - lien béni unissant les rachetés de Christ qui possèdent sa paix dans leurs coeurs. Ayant été « appelés pour for­mer un seul corps », étant membres du corps de Christ, ayons cette sagesse d'en haut qui est premièrement pure, ensuite pacifique, modé­rée, conciliante... Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Puissions-nous être tous de « ceux qui recher­chent la paix » (Ja. 3: 13-18).

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