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Sommaire du n° 51 jul - sep 1979

 



Ton âme prospère-t-elle ?

J.-R. Couleru
« Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme ».
(3 Jn 2)

Gaïus était un croyant fidèle. La prospérité de son âme se reflétait dans sa marche: il marchait dans la vérité et la charité. Il était attaché à la Parole de Dieu. « Si quelqu'un m'aime », a dit Jésus, « il gardera ma parole » (Jn 14 : 23). Et il avait de l'amour pour les frères. L'apôtre peut lui écrire: « Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l'église » (3 Jn 5 et 6).

Est-ce que nos âmes prospèrent ? Examinons-nous avec soin devant Dieu, afin de savoir où nous en sommes dans notre vie spirituelle, si nous gagnons du terrain ou si nous en perdons, si nous portons du fruit ou si nous restons stériles; car celui qui n'avance pas, recule.

Comment nos âmes peuvent-elles prospérer ? Lorsque nous ôtons tout d'abord ce qui peut être un obstacle. Et qu'est-ce qui peut faire obstacle à la prospérité de l'âme? - Les idoles! L'apôtre Jean termine sa première lettre par une exhortation solennelle : « Enfants, gardez-vous des idoles » (I Jn 5 : 21).

Qu'est-ce qu'une idole ? C'est tout ce qui, dans le coeur, prend la place de Christ. Nos plans, nos projets, nos ambitions, nos études, nos biens, notre argent, nous- mêmes... peuvent devenir des idoles, si nous ne prenons pas garde. Un fiancé, une femme peuvent prendre la place de Christ dans le coeur.

Sondons maintenant nos coeurs dans la présence de Dieu. Posons-nous chacun et chacune, honnêtement, la question: «Y a-t-il dans mon coeur une idole que je chéris, et que je n'ai pas encore abandonnée pour l'amour de Christ ? » Utilisons ce miroir qu'est la Parole de Dieu. Et disons, comme David: « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur! Eprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la vote de l'éternité » (Ps. 139 : 23-24).

Quand Jésus remplit un coeur, il déborde de bonheur. Mais dans le cas contraire, il n'y a ni vraie joie, ni vraie satisfaction, ni vrai bonheur. Le Seigneur Jésus ne peut pas remplir un coeur où il y a des idoles : il faut ôter celles-ci.

Si nous ne chantons pas de notre coeur au Seigneur (Ep. 5 : 19), c'est peut-être parce que nous conservons des idoles. Humilions-nous donc sous la main de Dieu. Confessons-lui notre infidélité. Puis regardons à Christ; contemplons au Calvaire le Christ souffrant et méprisé. Adorons Celui qui mourut pour nous sur la croix.

Alors nous cesserons de mal faire et nous apprendrons à bien faire. Christ resplendira comme tout à nouveau sur nous. Sa lumière inondera notre coeur. Sa Personne glorieuse fera les délices de notre âme. Et nous pourrons chanter comme au temps de notre premier amour (Os. 2: 17), car à nouveau le Seigneur Jésus sera notre richesse, notre seul vrai bonheur, tout notre Trésor.

Ecoutez cette délicieuse conversation entre l'âme et Dieu que nous trouvons au verset 8 du chapitre 14 du Livre d'Osée :

« Ephraïm dira : Qu'ai-je à faire encore avec tes idoles ?
- Moi, je lui répondrai et je le regarderai.
- Moi, je suis comme un cyprès vert.
- De moi provient ton fruit ».

L'âme spirituellement « réveillée » (Ep. 5: 14) peut s'écrier avec bonheur : « Qu'ai-je à faire encore avec les idoles ? » « Christ est maintenant mon Trésor et ma Vie: je trouve tout en Lui! ».

Et, à cette âme, Dieu répond. Sur elle descendent des réponses d'amour. « Je me manifesterai à lui », a dit Jésus (Jn 14 : 21). Dieu répond aux prières de ceux qui demeurent en Christ (Jn 15: 7), car leurs prières sont en accord avec Sa volonté.

Et non seulement Il répond au coeur qui l'aime, mais encore Il le regarde; Il a son oeil sur lui (Ps. 32 : 8). « Car l'Eternel étend ses regards sur tourte la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui » (2 Ch. 16: 9).

Si nous laissons de côté le sens prophétique de ce verset 8 du livre d'Osée, chapitre 14, pour en faire une application immédiate et pratique pour notre âme, nous pouvons, nous aussi, dans le sentiment de la grâce et de la faveur divines, nous écrier: « Moi, je suis comme un cyprès vert ! ». Ce cyprès vert symbolise la prospérité de l'âme. Cet arbre s'élance tout droit vers le ciel. Il est verdoyant; ses racines s'enfoncent profondément dans le sol. La grâce a fait de nous des bienheureux. Comme le cyprès, notre coeur s'élève tout droit vers Dieu. Nous prospérons à Sa lumière. Nous sommes pleins de sève et verdoyants. Nos racines s'abreuvent aux sources cachées et profondes de la grâce divine.

Toutefois, même celui qui est dans le meilleur état spirituel doit toujours prendre garde, car la vielle nature est encore en lui. S'il ne veille pas, il est en danger de s'attribuer quelque chose de ce qui ne provient que de la grâce de Dieu. C'est pourquoi Celui qui veille sur notre âme nous rappelle ici : « De moi provient ton fruit ». « Si tu portes quelque fruit, ce fruit provient de moi; ne l'oublie pas! ». A Dieu seul toute gloire! Nous ne sommes sauvés que par la grâce. Nous ne tenons debout que par La grâce. Nous ne portons du fruit que par la grâce.

Demeurons attachés au Seigneur de tout notre coeur, afin que notre âme prospère à la lumière de Sa présence et que nous portions beaucoup de fruit pour Dieu.

Heureux celui qui, près du fleuve,
Arbre vivant par Toi planté,
Prend racine et croît, et s'abreuve
De ses eaux, dans l'éternité !
Il porte son fruit et prospère ;
Sa vigueur croît de jour en jour ;
Heureux celui qui, sur la terre,
Boit à la source de l'amour !
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