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Sommaire du n° 54 avr - jun 1980

 



Il n'y a pas de hasard

J.-Ph. Bonnetot

Là où la sagesse populaire annonce: « Le hasard fait bien les choses », la Bible proclame: « De même que tu ignores le cheminement du souffle vital, comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, ainsi tu ne peux connaître l'oeuvre de Dieu, lui qui fait toutes choses » (Eccl. 11 : 5).

Il n'y a pas de hasard, cependant tant de faits ne dépendent pas du contrôle de l'homme.

Quelqu'un pourra-t-il expliquer le bonheur et le malheur ? Qui pourra dire le pourquoi d'une vie de souffrance pour les uns, d'une vie d'aisance pour les autres ?

Quand on crie: pollution, inflation, immigration ou surpopulation, qui osera parler de liberté et de responsabilité ? Car c'est bien là la clef du désordre. Il y a un temps pour tout, comme dit l'Ecclésiaste. Il y a aussi et malheureusement des hommes pour tout: hommes de bien, hommes de guerre, hommes politiques, hommes sans scrupules, hommes de main, hommes de foi.

Dieu a confié à l'homme la responsabilité de ses choix et de ses actes; c'est ce que l'on a coutume d'appeler la liberté.

Selon l'énoncé même du Créateur, la vraie liberté consiste à choisir entre Lui et son adversaire, entre Dieu et Satan. Au niveau de l'univers, il ne peut y avoir double jeu. Quant à ceux qui seraient tentés de donner le change pour se ménager la faveur des deux partis, un sort précis leur est réservé. Non seulement, ici-bas, ils vacilleront tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre, mais Dieu dit plus encore au sujet du jugement dernier : « Je les vomirai de ma bouche » (Ap. 3: 16).

L'homme est doué d'intelligence et d'une connaissance intuitive du bien et du mal. L'attitude naturelle et sage consiste dès lors à opter pour Dieu, car il est l'auteur de tout ce qui est bon.

Opter pour Dieu, c'est avoir la foi. C'est accepter Dieu comme une personne, qui certes n'a aucune mesure avec la nôtre. Dieu est « quelqu'un ». De plus, ce « quelqu'un » s'exprime et son discours s'adresse à J'homme. L'homme de foi est celui qui accordera une complète confiance aux écrits divins, attendant dans une ferme assurance la réalisation de leur contenu (Hé. 6: 12 et 11 : 3-32).

Voilà qui engage la responsabilité de chacun! Car là où il ya choix possible, il ya responsabilité! Choix, répétons-le encore une fois, qui va nous conduire d'une part dans une recherche toujours imparfaite de la satisfaction des besoins de notre chair, de notre vanité, ou bien vers l'acquisition de la maturité spirituelle qui sera notre vraie liberté (Jn 8 : 32).

Nous y voici donc: qu'est-ce que la vraie liberté ? Eh! bien, disons qu'un de ses aspects, c'est d'être le contraire de la dépendance du hasard. Et d'un coup tout s'éclaire: d'une part Dieu qui fait toutes choses, qui accomplit ses promesses; d'autre part la responsabilité de l'homme, sa liberté, son bonheur et son malheur. Dieu, notre Créateur, a présidé à l'enfantement de la terre et des cieux. Il connaît le mode de vie et de culture de la société qui va nous voir naître et grandir (Ps. 139). Par cela seront orientés nos recherches et nos choix. Nous voici, dès notre naissance, dépendants des lois du ciel, de la terre et de notre culture. Autant parler de cadre contraignant, plutôt que de liberté. Ce qui nous fait dire que la vraie liberté ne peut être envisagée comme un absolu, car si tel était le cas on ne pourrait jamais l'atteindre.

Nous avons dit qu'il n'y a pas de hasard et voici pourquoi: l'homme de foi dispose des clefs (l'enseignement biblique) qui vont lui permettre d'apprendre à connaître la vie selon les conceptions divines. Il saura dès ce moment qu'il est appelé à une oeuvre précise et personnelle. Il commencera à comprendre les principes qui régissent le comportement de l'homme. Il apprendra à rechercher en Dieu le pourquoi de l'impondérable ; et en chaque situation, il saura qu'en Dieu il n'y a pas de place pour la fatalité. Lorsque l'homme s'applique, pas après pas, à vivre selon l'ordre divin et à réaliser « sa » vocation, Dieu, quant à lui, dirige l'incontrôlable, même s'il s'agit de l'attitude de nos semblables.

Que les principes divins semblent justes ou non, et parce que Dieu a connaissance de toutes choses, il faut lui donner notre confiance, et le soi-disant hasard deviendra providence, voire volonté divine, de toute manière gouvernement de Christ.

A Celui qui est l'auteur de toute vie, soient la gloire et le règne pour toujours.



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