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Sommaire du n° 56 oct - dec 1980

 



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ABEL, le juste

J.-R. Couleru

C'est PAR LA FOI qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Cain; c'est PAR LA FOI qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c'est PAR ELLE qu'il parle encore, quoique mort (Lettre aux Hébreux 11: 4).


   Abel, le juste ! Comment un homme peut-il être qualifié de juste quand l'Ecriture déclare: « Il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » (Ec. 7 : 20) et encore: « Il n'y a point de juste, non, pas même un seul » (Ro. 3: 10). Abel, sans aucun doute, était un pécheur, un coupable comme les autres, car « tous ont péché » (Ro. 3 : 23), mais il a été justifié, c'est-à-dire déclaré juste par la foi.    Son histoire est pleine d'intérêt pour nous aujourd'hui. Comme on ne peut guère la séparer de celle de Caïn, disons tout d'abord quelques mots des deux frères. Ils sont nés l'un et l'autre hors du jardin d'Eden et n'ont pas connu les délices du paradis terrestre. Par contre, Ils ont certainement entendu parler du bonheur sans nuage goûté par leurs parents Adam et Eve. Ils ont appris également de quelle façon le dia­ble les a séduits, comment ils ont désobéi à Dieu qui les a chassés du paradis. Mais avant tout, Cain et Abel avaient entendu parler de la sentence que Dieu prononça sur le serpent: « Je mettrai Inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Ge. 3:15). Cette déclaration im­portante contenait en substance une promesse faite à l'homme, celle du salut. Dieu enverrait un jour un Homme, un puissant Rédempteur (la postérité de la femme) qui détruirait les oeuvres du diable (écraserait la tête du serpent), mais serait lui-même blessé (première allusion aux souffrances de Christ). A cette promesse, Adam et Eve avaient cru de tout leur coeur. Ils en attendaint l'accomplissement; aussi ont-ils essayé de transmettre à leurs enfants la foi au Sauveur promis. Comme tous les vrais croyants avant Jésus-Christ, Adam et Eve ont été sau­vés, déclarés justes uniquement par la foi au Rédempteur annoncé. Ils ont cru Dieu et n'ont point mis en doute Sa Parole. Nous pouvons sup­poser qu'ils avaient également expliqué à leurs enfants qu'en atten­dant la venue de ce grand Rédempteur, des êtres pécheurs ne pou­vaient s'approcher du Dieu saint qu'avec un sacrifice sanglant (figure du grand et unique sacrifice qui devait être offert beaucoup plus tard sur la croix du Calvaire).

   La foi n'est pas héréditaire: Abel a cru au Sauveur promis, mais Caïn n'y a point cru. Abel a reconnu sa culpabilité devant Dieu; il a compris qu'il ne pouvait pas s'approcher de lui sans un sacrifice san­glant. Caïn, au contraire, n a pas reconnu sa profonde misère intérieu­re, sa souillure et son besoin d'un Sauveur. Caïn n'était pas un athée. Il croyait à l'existence de Dieu. Mais cela ne suffit pas pour être agréé de Lui. Caïn a essayé de s'approcher de Dieu avec un sacrifice non sanglant et Dieu n'a pu approuver son offrande. Alors la jalousie et la haine ont rempli son coeur à l'égard d'Abel, et chacun sait la suite Caïn a tué Abel, son frère. Ce récit est plus actuel que jamais. Aujour­d'hui, l'humanité est divisée en deux groupes. Il y a ceux qui ont re­connu leur mal profond, leur besoin d'être sauvés et qui ont reçu Jé­sus-Christ comme leur Sauveur personnel. Et il y a ceux qui n'ont pas voulu réconnaître leur péché et leur misère, et qui refusent de mettre leur confiance dans l'unique Sauveur que Dieu a donné. Les premiers sont justifiés, c'est-à-dire déclarés justes par Dieu, alors que les se­conds sont encore « dans leurs péchés » et « sous la colère divine ». Il y a les justes et les injustes, ceux qui sont justifiés et ceux qui ne le sont pas.

   C'est donc uniquement par la foi qu'Abel a pu offrir à Dieu un sacri­fice plus excellent que celui de Caïn.

   Par la même foi (en la Parole de Dieu et dans le Rédempteur pro­mis), Abel a été lui-même justifié, déclaré juste par Dieu comme s'il n'avait jamais commis aucun péché. N'est-ce pas merveilleux ? Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, faisant mention d'Abel, a pu dire de lui « le juste » (Mt. 23 : 35). Nous ne devons pas en conclure que le coeur d'Abel ait été meilleur que celui de son frère Caïn. L'Ecriture déclare solennellement: « C'est du coeur des hommes que sortent les mauvaises pensées, etc. » (Mc 7: 21). Abel n'était pas meilleur que son frère. Il a simplement reconnu son état de péché et a mis sa con­fiance dans le Sauveur promis. C'est tout ! Par sa foi, il a été justifié, gratuitement.

* * *

   Bien des siècles se sont écoulés depuis lors, mais la voix d'Abel, le juste, se fait encore entendre par la Bible, et cela, dans le monde entier. Ecoutons-la donc ! C'est un message de grâce et de salut pour tous les hommes. Nous pouvons le concrétiser par cette déclaration merveilleuse de l'Ecriture sainte : « Il n'y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratui­tement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Ro. 3: 23-24). Pour être justifiés aujourd'hui devant le Dieu saint, nous qui sommes tous des coupables, nous avons besoin de la même foi que celle d'Abel. Croyons donc simplement la Parole de Dieu et mettons toute notre confiance en Jésus-Christ. L'apôtre Paul, écrivant aux croyants de la Galatie, en Asie Mineure, leur disait: « Nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi » (Ga. 2 : 16). Tous ceux qui sont ainsi justifiés possèdent la paix avec Dieu (Ro. 5 : 1). Ils sont récon­ciliés avec Lui (Ro. 5: 1). Ils ne seront ni jugés, ni condamnés, parce qu'un Autre, sur le Calvaire, a payé pour eux.

Abel, dans sa vie et dans sa mort, est encore la figure d'un « plus grand » que lui, de Jésus-Christ, le Juste (Ac. 7: 52; 22:14, etc.), le seul sur la terre dont il puisse être dit:

« IL N'A PAS CONNU LE PÉCHÉ » (2 Go. 5: 21)
« IL N'A PAS COMMIS DE PÉCHÉ » (1 Pi. 2: 22)
« IL N'Y A POINT EN LUI DE PÉCHÉ » (1 Jn 3: 5)
et qui, cependant, dans son amour immense pour nous tous et afin de nous sauver, a « été fait péché » pour nous sur la croix. A Lui soit la gloire aux siècles des siècles ! C'est pourquoi il est écrit: « Nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu. Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu » (2 Go. 5: 20-21).

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