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Sommaire du n° 61 jan - mar 1982

 



Toi Dieu, Tu me vois !


   On constate, dans le monde dans lequel nous vivons, qu'un certain nombre de personnes sont sensibilisées par une tentation quasi univer­selle, celle de s'approprier ce qui ne leur appartient pas, c'est-à-dire de dérober, de voler, de chiper, de barboter, de marauder, de subtiliser, de faire main basse sur ce qui leur tombe sous la main.

   Or, dès les premiers âges de l'humanité, le Créateur avait averti la créature que la terre lui appartenait: « Dès que je serai sorti de la ville, disait Moïse à Pharaon, je lèverai mes mains vers l'Eternel; le tonnerre cessera, et il ne tombera plus de grêle, afin que tu saches que la terre appartient à l'Eternel » (Ex. 9 : 29).

   Et plus tard, un des dix commandements de la Loi donnée par l'inter­médiaire de Moïse est explicite:

   « Tu ne déroberas pas » (Ex. 20:15).

   Qu'un tel acte se passe en un tour de main ou avec ruse, par vio­lence ou par tromperie, que ce soit une bagatelle ou un gros magot, le vol reste le vol. « Tu ne déroberas pas ! ». Un homme, arrêté pour vol, avait été amené devant le Juge. Celui-ci lui demanda : « Que pouvez-vous dire ou avancer pour votre défense, pour vous disculper? » En vé­rité répondit le voleur, je ne pensais nullement à faire du mal en volant. C'est simplement une mauvaise habitude de ma part. J'ai été entraîné à cela dès mon enfance. « Ah bon, alors, dit le Juge, c'est votre habitude de voler, et moi, c'est mon habitude de condamner le voleur et mon de­voir de le faire pendre ». Le fruit volé est doux à la bouche (voir Job 20: 12). Dès l'abord, il semble doux, mais quel qu'il soit, il est empoisonné et à la fin il détruira le voleur.

   « Les eaux dérobées sont douces, et le pain pris en cachette est agréable. Et il ne sait pas que là sont les morts » (Prov. 9:17-18).

   « Celui qui vole son père ou sa mère, et qui dit, ce n'est pas un cri­me, celui-là est le compagnon du malfaiteur » (Prov. 28 : 24).

   C'est ainsi que certains préfèrent dérober plutôt que travailler pour vivre. Ils prennent plaisir à recourir à toute espèce de trucs, de com­bines, de procédés, qui en réalité ne sont que vols qualifiés. Devenir riches rapidement et sans peine est leur voeu. Ils ne savent pas que « l'amour de l'argent est la racine de tous les maux » (1 Ti. 6:10).

   D'aucuns commencent à voler à l'école, à la ferme, à la fabrique où ils travaillent, au magasin où ils font leurs achats. D'autres attaquent une banque.

   La propriété est sacrée. C'est un dépôt confié à l'homme. La loi di­vine, aussi bien que les lois humaines reconnaissent le fait. Il est légi­time de posséder quelque chose, lorsqu'elle a été acquise honnêtement.

   Par la Bible, nous avons appris à connaître un nommé Judas. Il de­vint un voleur et comment le devint-il ? Satan entra dans son coeur. Il est expert maître-voleur et cherche à persuader les hommes à entrer dans son commerce, mais ce faisant il nous dérobe notre innocence. Mais... « tu ne convoiteras pas ce qui appartient à ton voisin ».

   Les hommes s'excusent les uns les autres : « Une main lave l'au­tre » disent-ils, puis ils s'efforcent de ne plus y penser. Bon nombre d'actions passent pour être admises. Petit larcin est-il respectable ? Quitter le bus sans avoir réglé sa course, omission d'annoncer certai­nes recettes à l'impôt, passer les frontières sans annoncer les marchan­dises transportées, utiliser des timbres de l'entreprise pour des cor­respondances privées, cacher les défauts d'une marchandise en vente, payer l'employé moins que ne demande la stricte justice, prendre du bon temps pendant les heures de travail, et mille autres petites indéli­catesses pratiquées couramment et cela aussi de la part des chrétiens.

   On peut dérober autre chose que des biens matériels ! Un larcin im­portant n'est pas si infâme que le vol d'une réputation. Car c'est à cela qu'aboutit la calomnie. Peut-être pourrions-nous penser à rehausser no­tre réputation en diffamant notre frère, en salissant notre prochain. Mais il n'y a rien de plus méprisable. De plus, c'est un sentiment qui a un effet destructif sur notre caractère. Certainement, rien n'est plus vil que de salir l'honneur et l'intégrité du voisin.

   Nous avons besoin de renouveler notre sens des valeurs, d'élever notre standard moral, de mettre une confiance plus grande en notre Père céleste. Car alors nous ne nous abaisserons pas à agir d'une ma­nière indigne d'un enfant de Dieu.

Application personnelle

   « Tu ne déroberas pas ». C'est mal, pour toi comme pour n'importe qui.

   Tu ne voleras pas du temps à ton patron, il te paie pour un travail honnête (Ep. 6 : 5-8).

   Tu ne retiendras pas les gages de ton ouvrier.

   « L'ouvrier est digne de son salaire » (Mt. 10:10).

   Tu ne déroberas à ton gouvernement ni douane, ni impôt, ni autre chose. « Les autorités qui existent ont été instituées de Dieu » (Ro. 13:1).

   Tu ne déroberas pas ce qui est plus précieux que l'or. « La réputa­tion est préférable à de grandes richesses » (Prov. 22:1).

   Tu ne déroberas pas Dieu en retenant tes offrandes. « A l'Eternel la terre et ce qu'elle contient » (Ps. 24:11).

   Le voleur est responsable de rendre ce qu'il a volé, de faire resti­tution pour tout ce qu'il a retenu. Dieu donne le courage pour confesser tout péché à Dieu et si cela est possible à l'homme. Zachée dit (Luc 19:8): « Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, ai j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple ». Ainsi le pardon lui fut accordé et il fut en paix avec Dieu et avec les hommes.

   « Que celui qui dérobait ne dérobe plus; mais plutôt qu'il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à ce­lui qui est dans le besoin » (Eph. 4 : 28).

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