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Sommaire du n° 66 avr - jun 1983

 



 

Heureux celui qui sera à table dans le Royaume de Dieu

R. H. Guignard

   L'Evangile est un message de joie. Il est, écrit Paul à Timothée, le glorieux évangile du Dieu bienheureux.

   Oui, il est une bonne nouvelle, une joyeuse nouvelle, une nouvelle de victoire. Jésus est parfaitement d'accord avec ce convive, et dans Luc 14 nous est donnée sa réponse: un grand souper. Le christianisme n'est pas une religion triste, morose. Bien au contraire, nous expri­mons la joie de la délivrance et du salut au cours d'un souper, la cène. Aujourd'hui, nous sommes invités à nous rencontrer autour d'une ta­ble pour nous souvenir du Seigneur, en sa présence. Ainsi, notre coeur et notre visage doivent exprimer la joie que nous avons de nous réu­nir et de dire à Dieu et à son Fils, Jésus-Christ, notre merci et notre adoration.

LES JUIFS

   Jésus se trouvait, ce jour-là, chez l'un des principaux pharisiens. Il y avait aussi plusieurs autres convives. Ainsi, en face de ces repré­sentants de la nation juive, Jésus leur fait savoir qu'ils sont les pre­miers invités au grand souper dans le royaume de Dieu. Malheureuse­ment, en face de leur refus, il précise que le Maître ouvre sa maison pour d'autres, les Gentils.

LES GENTILS

   Aujourd'hui, la porte nous est ouverte: à tout peuple, à toute na­tion, à toute langue, à toute race. Mais que d'excuses aussi ! Si même encore l'on se donnait la peine d'offrir une excuse !

LE SALUT

   Pourquoi l'homme refuse-t-il souvent le salut offert gratuitement? Ou bien, pourquoi passe-t-il indifférent ou insouciant? Nous avons une bonne nouvelle, la nouvelle que Dieu pardonne à celui qui se repent et croit à la rédemption qu'apporte le Fils de Dieu. Où trouver le chemin du coeur de l'indifférent? Quelle est la raison profonde de son refus ?

LES EXCUSES

   Une terre, des boeufs, une jeune épouse! Sont-ce là des excuses valables ? Est-ce là le fond de la pensée de l'invité ? N'est-ce pas plu­tôt un prétexte? Il semble bien que c'est le Maître de la maison qui n'est pas désiré I C'est devant Dieu que l'on désire ne pas montrer ses pensées, sa conscience, son coeur...

   Le Seigneur convie tous les hommes à son souper, par sa Parole, par ses témoins. Il laisse ainsi la liberté aux chrétiens d'inviter qui ils veulent. Ceux qui sont préoccupés des biens de cette terre semblent ne pas vouloir entrer. Que faire ? Relisons la Parole.

POUR QUI ?

   « Pour les pauvres, les estropiés, les aveugles, les boiteux ». A ce propos, nous avons besoin de prendre garde à un fait. Nous, chrétiens de longue date, sentons la nécessité de nous remémorer que nous étions pauvres et boiteux, et qu'il nous serait impossible de rendre ànotre Maître une partie seulement du grand bienfait qu'il nous a ac­cordé.

   Nous adresserons-nous aux riches, aux nobles, aux personnes in­fluentes, bien placées ? A ceux qui, d'une façon ou de l'autre, peuvent nous être utiles ? Ou, comme il existe une sorte de classe de gens moraux, honnêtes, « bien pensants », nous adresserons-nous à ces personnes, avec lesquelles nous avons une certaine affinité ?

CE N'EST POINT

ce qui nous est enseigné!

   Quand tu donnes un festin, convie des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles. Tu seras heureux, parce qu'ils ne peuvent pas te le rendre.

   Pour sauver des pécheurs, le Seigneur a pris la dernière place. Laissons derrière nous toute vanité, tout orgueil, et invitons à la fête ceux qui « ne peuvent rendre la pareille ».

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