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Sommaire du n° 86 oct - dec 1988

 



TEMOIGNAGE

La réponse: Une vision

Maintenant elle était morte, après 25 ans de mariage précédés de 7 ans de fiançailles (cela existait encore, il y a un demi-siècle...). 32 ans qu'on s'était connu, qu'on avait partagé joies et tristesses, jours exaltants et jours de maladie. On avait eu 5 enfants, dont l'un était mort en bas âge en Afrique, deux mariées, deux encore à la maison âgés de 10 et de 13 ans. Voilà. Plus de femme, plus de maman. Ce qu'elle était vide, la maison, sans elle!

Quand je me recueillais le matin, je priais: « Seigneur, montre-moi mon chemin, si je dois rester ainsi, si je dois me remarier, et qui... » Non, per­sonne que je connaissais qui aurait pu prendre sa place comme épouse et mère. Peut-être que le Seigneur voulait que je reste veuf; peut-être qu'il avait en vue un service particulier, plus tard, sans femme. « Montre-moi, Seigneur... »

Quelques mois plus tard, j'ai vu son visage. Elle avait mon âge. Je l'avais connue jeune, nos deux familles étant amies. Rien de plus, jamais la moindre pensée amoureuse, elle n'était pas mon type (ni moi le sien). Mais je voyais son visage chaque fois que je priais: « Seigneur, montre-moi... » Alors j'ai été troublé. Je pensais: Non, pas elle! Puis j'ai cherché son nom dans l'annuaire téléphonique, là où elle avait habité. Rien. Je me suis dit: Mes parents doivent connaître l'adresse de la maison paternelle habitée par ses vieilles soeurs célibataires (il y avait eu 12 frères et soeurs).

Je suis allé visiter mes parents. Ma mère, octogénaire, devait garder le lit. Quand je lui ai demandé l'adresse - discrètement comme je croyais -, elle s'est dressée d'un coup et m'a dit: « Alors tu penses aussi à elle (en la nom­mant)? » J'étais abasourdi. « Comment se fait-il...? » - « C'est en priant pour toi », qu'elle a répondu; « le Seigneur m'a montré qu'elle serait la femme qu'il te faudrait. »

Et voilà. J'ai eu son adresse, j'ai pris contact, et cela a plutôt mal com­mencé. Elle avait un travail responsable, des attaches dans sa ville natale, et aucune envie de se marier à 50 ans, étant restée vierge. Mais le Seigneur m'avait montré, et à ma mère aussi. Je lui ai alors écrit une lettre où je lui racontais ma vie, une sorte de curriculum vitae matrimonial. Long silence, puis lettre-réponse avec toutes les raisons qui excluaient une alliance entre nous deux. Après avoir déchiré plusieurs réponses écrites pour la convaincre qu'aucune de ses raisons n'étaient vraiment valables, je lui ai téléphoné, et elle m'a per­mis d'aller la voir, se disant: Il verra bien qu'il se trompe.

Et nous avons vu tous les deux que Dieu ne s'était pas trompé. Même qu'elle se serait évanouie si j'avais essayé de l'embrasser avant de partir, m'a-t­elle avoué plus tard. Une sorte de coup de foudre à retardement... Dieu savait que nous étions faits l'un pour l'autre: même foi inconditionnelle basée sur la Bible, parole de Dieu entièrement inspirée du Saint-Esprit, mêmes études, mêmes goûts pour la musique, les lectures, le style de vie - quoi, je n'aurais pas pu trouver mieux! Et les enfants l'ont accueillie avec enthousiasme, aussi les déjà mariés. Et c'est une grand-mère super.

Dieu avait répondu, il m'avait montré celle qui est devenue une deuxième maman combien appréciée et la source d'un deuxième bonheur que je n'osais espérer.

Remets ton sort à I'Eternel, il te soutiendra (Ps 55.23).

Anonyme
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