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Sommaire du n° 87 jan - mar 1989

 



Chronique de livres
Titre: Salut et guérison (23 pages)
Auteur: H. A. Ironside et W. W. Vine
Editeur: Service d'orientation biblique, 707, av. Maskinongé, Sainte-Foy, Québec G1X 2N5 Canada, $ can. 1.50
Diffusion: pour la France: Maison de la Bible Paris
pour la Suisse: Maison de la Bible Genève

Les auteurs de cette excellente brochure répondent aux questions: «Dieu promet-il la guérison comme une partie intégrante du salut de notre âme?» «La maladie physique est-elle sur un pied d'égalité avec le péché?» «Le texte d'Esaïe 53.4, cité par le Seigneur dans Matth 8.16-17 ( ), signifie-t-il qu'un enfant de Dieu ne devrait plus être malade?»

Le premier exposé de H. A. Ironside affirme avec clarté que le passage dans Es 53.4 «ne se réfère pas à l'expiation sur le croix, mais explique un fait survenu durant le ministère terrestre de notre Seigneur» (p. 9). Sa compassion et sa sympathie pour les affligés et les souffrants firent de lui «l'homme de douleurs», «habitué à la souffrance». Il porta réellement les douleurs des autres, et il le fait encore maintenant. Ce fut aussi le cas de Paul, qui suppléait dans sa chair «à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l'Eglise» (Col 1.24).

Etreint par cette sympathie profonde, Jésus guérissait les malades en accomplissant ainsi Es 53.4 (Matth 8.17). La guérison physique n'est pas une partie intégrante du salut de notre âme, car si elle était comprise dans l'expiation, comment expliquer l'écharde dans la chair de Paul (2 Cor 12,7-9), la maladie d'Epaphrodite (Phil 2.25- 30), celle de Timothée (1 Tim 5.23) et de Trophime (2 Tim 4.20)?

Ce n'est qu'au retour de Jésus-Christ que son oeuvre rédemptrice aura comme conséquence la rédemption de nos corps (Rom 8.23-25).

Le second exposé de W. E. Vine souligne qu'en aucun temps avant la croix le Seigneur n'a expié des péchés. C'est à la croix du Calvaire qu'il les a portés (1 Pi 2.24), dans le sens de les expier. Quand le sujet est le péché, «porter» a le sens «d'expier». Dans les autres passages, «porter» signifie simplement «supporter le poids, se charger d'un fardeau» (Matth 8.17). La maladie et les infirmités ne sont pas des péchés, mais la conséquence du péché. L'enseignement erroné qui veut intégrer totalement la guérison dans l'expiation est contraire à la doctrine biblique de l'expiation.

L'auteur rappelle aussi que les personnes guéries par les apôtres étaient presque sans exception inconverties. Aucune exigence ne leur avait été imposée, sinon de croire de tout coeur et avec simplicité au Seigneur Jésus. Il n'y avait pas de différence entre «la foi pour être sauvé» et celle «pour être guéri». Notre responsabilité est d'annoncer la rémission des péchés et la justification par la foi en l'efficacité de l'oeuvre expiatoire de Jésus. Si nous promettons la délivrance des maladies physiques sur la même base, nous quittons le fondement biblique et annonçons un autre Evangile. En revanche, nul chrétien fondé dans les Ecritures ne contesterait que Dieu dans sa souveraineté guérit miraculeusement encore aujourd'hui, mais quand il veut, où il veut et comme il veut. Nous devons sans cesse avoir la compassion de Jésus pour les souffrants et prier avec ferveur pour que le Seigneur intervienne selon sa divine volonté.

H.Lüscher

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