Abonnement     Lettre de nouvelle

Sommaire du n° 8 oct - dec 1968

 



La Bible, Parole d'autorité

R. Pache

I. Dieu, seule source d'autorité
1 Tim. 6.17: seul souverain - roi des rois;
           tout est soumis à son règne, sa loi, sa parole.
Mc. 1.22: Jésus-Christ, Parole divine incarnée, parle avec autorité, pas comme les scribes,
Mat. 5.21-22: Il a été dit. ..mais Moi, je vous dis. ..
Mat. 5.28.18: Tout pouvoir m'a été donné. ..
Christ exerce cette autorité par Son Esprit et Sa Parole de vérité.

II. L'Autorité de l'Ecriture
L'Ancien Testament répète 3.808 fois: «Ainsi parle l'Eternel!».
Selon 2 Tim. 3.16, toute Ecriture est inspirée de Dieu.
Si Dieu parle ainsi en l'Ecriture, elle est revêtue de son autorité.
Elle n'affirme pas seulement cette autorité produite par l'inspiration, elle la démontre par son caractère surnaturel:
      sa révélation sublime de Dieu,
      la figure unique de Jésus-Christ,
      l'homme dévoilé dans son être, sa faiblesse, son salut, sa destinée,
      le présent et l'avenir annoncés par les prophéties, etc.
«Jamais livre n'a parlé comme ce livre!»
1 Cor. 2.4-5, nous le savons, non par des arguments humains, mais «par une démonstration d'Esprit et de puissance».

III. Autorités rivales
Pourquoi faut-il affirmer «l'autorité souveraine des Saintes Ecritures»? C'est que l'homme est toujours tenté de leur opposer sa propre autorité:
      sa volonté rebelle - sa raison indépendante,
      ou: son autorité ecclésiastique, ses conceptions religieuses.
C'est la lutte de deux impérialismes.
Luc 19. 14; Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous!

A. L'autorité de la raison humaine
L'homme se veut autonome-il se dit majeur.
Il se dresse contre Dieu et sa Parole: «Dieu a-t-il réellement dit?... Vous serez comme des dieux!" (Gen. 3.1, 5).
On ne veut pas d'une religion autoritaire, ni de la camisole de force d'une Bible inerrante, ni d'un pape de papier....
L'athée fixe lui-même ce qu'il admet ou non.
L'homme religieux qui doute s'érige en juge de la Parole de Dieu. C'est lui qui décide ce qui est inspiré ou non. Il fait le triage des légendes, des erreurs, des «éléments de vérité" dans la Bible!
Quel critère employer? Où s'arrêter?
A qui se fier parmi les docteurs humains?

B. L'autorité du pape
Selon Rome, l'Eglise, antérieure à l'Ecriture, en serait la maîtresse. Elle revêt celle-ci de son autorité, en est seule l'interprète infaillible. Elle complète à son gré l'Ecriture : Apocryphes, tradition, décrets des conciles et du pape infaillible.
Avec cela, Rome permet la critique biblique (Bible de Jérusalem), car son autorité est ailleurs.
En réalité: C'est la Révélation qui a suscité l'Eglise. Les Evangiles, les Actes, les Epîtres écrits pour régler le recrutement, la vie, l'ordre, les ministères, l'activité de l'Eglise.
Cette dernière a reconnu (canon) les livres qui étaient inspirés dès le début.
Elle est la fille non la mère
Elle est la lectrice, non l'auteur
Elle est le témoin, non le juge de l'Ecriture.
La Loi de Moïse, placée dans le sanctuaire, servait de test au comportement du peuple: Deut. 31.24-27.
Toute l'Ecriture, placée à côté de l'Eglise comme une norme, a pour but de l'empêcher de dévier.

C. L'autorité de la volonté rebelle
Le refus d'obéir à l'Ecriture que l'on croit inspirée: ...c'est le péché des «évangéliques».
Ne pas soumettre aux ordres de Dieu,
Ne pas conformer sa vie aux vérités révélées,
Mat. 23.37. «J'ai voulu. ..vous n'avez pas voulu. ..
Sur quel point l'autorité de la Bible n'est-elle pas souveraine dans ma vie?

IV. Fruits de la soumission à l'autorité de l'Ecriture
Pour ceux qui croient et obéissent:
      l'affranchissement: Jn. 8.31-32
      l'unité: Jn. 17. 8, 11
      l'autorité dans le témoignage: Il est écrit...

V. Fruits de l'insoumission
Pour ceux qui résistent: le jugement, Jn. 12, 48.



What is Promesses ? Accueil  |  Catalogue  |  Recherche  |  Liens  |  Impressum  |  La Bible