Voilà environ 14 ans que j’ai abandonné la lecture biblique sur support papier. Pendant des décennies, j’ai lu la Bible sur un volume imprimé.
Mais je n’étais pas totalement satisfait, pour de multiples raisons :
- Je ne voulais pas souligner des textes dans ma Bible « principale » parce que je me disais que, peut-être, plus tard, je me rendrais compte que je préférais souligner tel autre verset.
- Je ne savais pas comment prendre des notes. J’avais bien une Bible interfoliée 1 , mais elle était grosse et j’avais autrefois écrit si petit que, l’âge avançant, j’arrivais à peine à me relire !
- Même dans les éditions de poche, la Bible reste un livre plutôt volumineux et qui prend de la place dans une sacoche professionnelle. Je me limitais à y transporter un N.T. « Gédéon » bleu, très solide, mais dont la mise en page n’est pas optimale et qui ne contient pas l’A.T., hormis les Psaumes.
- Je me rendais compte que j’étais dépendant de la mise en page de ma version favorite pour retrouver un verset, au lieu de prendre la peine de retenir plus systématiquement la référence. Et puis, le jour où l’on « sèche » pour trouver une référence, on n’a pas toujours la grosse concordance papier à disposition 2 .
- J’avais parsemé de diverses Bibles mes lieux de vie (chambre à coucher, séjour, banc de l’église, maison de mes parents), mais ce n’était souvent qu’une seule traduction, voire au mieux deux ou trois : difficile en effet de stocker une dizaine de versions à chaque endroit !
Au milieu de la décennie 2000, les smartphones ont commencé à se développer et, avec eux, les premières applications contenant la Bible. J’ai donc commencé à utiliser en parallèle papier et électronique. Puis, lors d’un changement professionnel, mes anciens collègues m’ont offert comme cadeau de départ une tablette et, au même moment, j’ai découvert le logiciel Logos (exclusivement en anglais à l’époque).
La lecture sur tablette était incontestablement plus confortable que sur le petit écran du smartphone.
L’outil numérique a comme avantage indéniable de pouvoir surligner aisément en diverses couleurs, puis effacer le surlignage si besoin (cf. 1 re objection à la version papier). Pour les notes, il est facile sur Logos d’ajouter une note en la rattachant à tout mot du texte biblique (2 e ). Avec un étui adapté, la tablette reste fine, est bien protégée et ne pèse pas trop lourd (3 e ). La mise en page est adaptable et, si jamais on a oublié la référence d’un verset, la fonction recherche est bien plus efficace qu’une grosse concordance papier (4 e ). L’achat de Logos permet d’avoir exactement la même configuration sur son smartphone, sa tablette et son ordinateur fixe ou portable (5 e ). Et modulo une connexion internet, toute modification ou ajout, sur un terminal se synchronise automatiquement sur les autres ! On peut ainsi, entre autres, commencer une lecture sur son ordinateur portable et la poursuivre quelques minutes après sur son smartphone, à l’endroit précis où l’on s’est arrêté.
De plus, l’immense avantage de Logos est d’ouvrir l’accès à des dizaines de milliers de commentaires, dictionnaires, ouvrages de théologie, etc. La version Logos de ces livres, dont la version papier existe presque toujours en parallèle, permet de passer aisément d’un ouvrage à l’autre, de relier les citations bibliques à sa version préférée, etc. Ainsi, sur ma tablette, je dispose de plusieurs dizaines de versions de la Bible en plusieurs langues, de centaines de commentaires et de livres de théologie.
Je transporte sans effort tout cela à tout moment et à tout endroit ! Et plus de risque de pages déchirées, de reliures qui craquent… et même de perte, puisque tout est sauvegardé sur le cloud. Alors je bénis le Seigneur pour l’utilisation que nous pouvons faire des nouvelles technologies. Comme autrefois la découverte de l’imprimerie par Gutenberg a permis à de nombreux croyants d’avoir une Bible papier, l’informatique du XXI e siècle permet à beaucoup d’avoir un accès facile à des ressources considérables.
Certes, je reconnais que c’est le privilège de quelqu’un qui a les moyens de se payer une tablette et des livres électroniques et dispose d’un accès internet facile… Et puis je suis entouré par des chrétiens et des chrétiennes qui continuent à chérir leur Bible imprimée et n’apprécient pas trop de lire sur écran ; alors mon plaidoyer n’est qu’une opinion parmi d’autres !
De toute façon, l’important restera toujours que la Parole lue soit une Parole vécue. Jacques enjoignait : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter [à la lire, dirions-nous aujourd’hui] », quel que soit le support.