Étymologiquement, l’in-dividu est l’élément unitaire non divisible de l’humanité, tout comme l’a-tome est (ou plutôt était considéré comme) l’élément unitaire non divisible de la matière.
L’individu, comme l’atome, se croit parfois complet en lui-même. Mais c’est une illusion : tout comme un atome n’existe vraiment qu’en relation avec d’autres atomes dans une molécule, l’individu ne trouve son sens qu’en relation avec d’autres individus dans une communauté. Il est à la fois singulier et partie d’un tout, à la fois libre et dépendant de l’ensemble auquel il appartient.
Chaque individu reste ainsi un être à part, avec des caractéristiques, des besoins et des capacités propres. Il mérite donc une attention particulière, une certaine liberté, un certain droit à la différence et à l’autonomie. Le respect légitime de l’individu comme personnalité unique peut être qualifié d’individualisme.
Mais la liberté et l’épanouissement impliquent une intégration de l’individu dans un groupe social, marquée par des relations réciproques bienveillantes : la famille, la société… et l’église. Le Nouveau Testament traite abondamment cet aspect en employant plus de 90 fois l’expression « les uns les autres 11 ».
Comment concilier et même développer de façon équilibrée ces deux orientations qui semblent opposées ? Ce numéro de Promesses vous propose des repères bibliques, des éléments de réflexion, des témoignages.
- Nombre d’occurrences de la référence Strong <240> dans le N.T. ↩︎